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10 mar. 2016

Cicéron

Nos éditions des textes de Cicéron :

  1. L'exorde de la première Catilinaire de Cicéron, avec les longues:

  2. L'édition de la troisième philippique destinée à la déclamation : les voyelles longues par nature y sont notées, grâce à l'aide du logiciel de Gilles de Rosny. C'est le texte qui a été dit à Grenoble le 28 janvier pour l'équipe "Rare" de l'université Stendhal. La ponctuation et la mise en page ouvrent la voie à une lecture — compréhension et déclamation — plus accessible et naturelle:
  3.  Notre édition complète et annotée du Dē amīcitiā:

30 août 2015

Petite chrestomathie de la philosophie latine (11)

Nous inaugurons ici, avec Lucrèce, une collection de textes utiles pour apprendre — une chrestomathie, donc — le latin et la philosophie. Elle couvrira l'ensemble de la latinité, du premier siècle avant J.-C. au XVIIe. En voici le programme provisoire, élaboré avec l'aide de quelques internautes philosophes :

I. Anciens

  1. Lucrèce, Dē rērum nātūrā, début du livre II 
  2. Cicéron, De officiīs, Dē amīcitiā ?
  3. Sénèque, Lettres à Lucilius
  4. Saint Augustin, chapitre X des Confessions, ou XI, IV, ch. 4
  5. Boèce, Consolation
  6. Jean Scot Erigène

II. Médiévaux

  1. Abélard
  2. Roger Bacon
  3. Saint Thomas
  4. Guillaume d'Ockham
  5. Anselme, chapitres II-III-IV du Proslogion
  6. Duns Scot

III. Humanistes

  1. Nicolas de Cues
  2. Marsile Ficin, In convivium, VI, 17
  3. Pic de la Mirandole
  4. Erasme
  5. Thomas More, L’Utopie
  6. Calvin

IV. Classiques

  1. Giordano Bruno, Le banquet des Cendres
  2. Gassendi
  3. Descartes, Meditationes, II, « Le morceau de cire »
  4. Spinoza, Traité théologico-politique, XX, 14-15 « Eloge de la liberté » ; incipit du Tractatus de Intellectus Emendatione.
  5. Locke, Epistola de Tolerantia
  6. Hobbes, Leviathan ou De Cive

Et voici Cicéron... Un passage sélectionné, la version alpha de notre édition de L'amitié.

Une lettre de Sénèque a déjà été sélectionnée ici :

Nous arrivons déjà au IVe siècle, avec Augustin d'Hippone — Saint Augustin pour les chrétiens. Nous avons choisi un extrait du livre X des Confessions, dans lequel Augustin s'étonne de la puissance de la mémoire.

Nous avons ainsi un (tout) petit ensemble de quatre textes pour initier à la philosophie en latin, utilisable en terminale, avec un texte majeur de chacun des philosophes majeurs de l'antiquité au sens strict. Ils sont ici rangés dans l'ordre chronologique. Si la difficulté de la langue y est décroissante, la longueur des extraits, en revanche, est croissante, de sorte qu'on peut les étudier dans l'ordre proposé.

Toute petite chrestomathie de la philosophie latine

Voici le cinquième auteur et donc le cinquième texte de l'ouvrage : Boèce s'interroge sur la recherche de la vérité, en dimètres anapestiques.

Nous arrivons au IXe siècle, et, avec la renaissance carolingienne, à la toute fin de ce que nous considérons  comme l'antiquité tardive, en étirant quelque peu cette période, où le latin est la seule langue de culture de l'Europe occidentale, où les Européens se revendiquent encore tous de l'héritage romain. Jean Scot Erigène est le dernier jalon de cette antiquité-là. Le Periphyseon est son œuvre majeure. Dans l'extrit que nous avons choisi, il évoque ce que la raison peut dire de Dieu.

Et de 7 ! Voici le fameux extrait du Proslogion d'Anselme de Cantorbéry, qui prétend apporter la démonstration dite ontologique de l'existence de Dieu.

Nous arrivons maintenant au XIIe siècle, avec Abélard. La partie proprement philosophique de ce récit est assez réduite, mais très importante au plan de l'histoire de la philosophie, et le texte est très intéressant pour entrevoir dans quelles circonstances la philosophie peut se faire.

Thomas d'Aquin est probablement le philosophe chrétien du Moyen Âge le plus important. Il s'attaque ici à la question de la vérité, en suivant Aristote (Philosophus), Avicenne et Augustin :

Le texte suivant, extrait de la Summa Logicæ, met en œuvre le fameux «rasoir d'Ockham» (qui n'est pas d'Ockham), à propos des vocables de «première» et de «seconde» intention :

Nous continuons avec un extrait de l'Opus Mājus de Roger Bacon, qui n'offre peut-être pas une très grande profondeur philosophique, mais permet d'introduire de façon légère les questions sur le langage dans le contexte médiéval. Il faut connaître les langues, dit le Doctor Mīrābilis.

Nous arrivons au terme de la première partie de notre chrestomathie philosophique, avec un extrait assez ardu du doctor subtilis : Duns Scot. Qu'est-ce qui fait l'individualité d'un individu dans son espèce ?

Et voici l'ensemble des douze premiers textes, qui couvrent l'ensemble des périodes antique et médiévale :

21 juin 2015

Petite chrestomathie de la philosophie latine (1)

Nous inaugurons ici, avec Lucrèce, une collection de textes utiles pour apprendre — une chrestomathie, donc — le latin et la philosophie. Elle couvrira l'ensemble de la latinité, du premier siècle avant J.-C. au XVIIe. En voici le programme provisoire, élaboré avec l'aide de quelques internautes philosophes :

I. Anciens

  1. Lucrèce, Dē rērum nātūrā, début du livre II 
  2. Cicéron, De officiīs, Dē amīcitiā ?
  3. Sénèque, Lettres à Lucilius
  4. Saint Augustin, chapitre X des Confessions, ou XI, IV, ch. 4
  5. Boèce, Consolation
  6. Jean Scot Erigène

II. Médiévaux

  1. Abélard
  2. Roger Bacon
  3. Saint Thomas
  4. Guillaume d'Ockham
  5. Anselme, chapitres II-III-IV du Proslogion
  6. Duns Scot

III. Humanistes

  1. Nicolas de Cues
  2. Marsile Ficin, In convivium, VI, 17
  3. Pic de la Mirandole
  4. Erasme
  5. Thomas More, L’Utopie
  6. Calvin

IV. Classiques

  1. Giordano Bruno, Le banquet des Cendres
  2. Gassendi
  3. Descartes, Meditationes, II, « Le morceau de cire »
  4. Spinoza, Traité théologico-politique, XX, 14-15 « Eloge de la liberté » ; incipit du Tractatus de Intellectus Emendatione.
  5. Locke, Epistola de Tolerantia
  6. Hobbes, Leviathan ou De Cive

10 déc. 2014

Chrestomathie platonicienne

Certains savants alexandrins, m'a-t-on dit, avaient pour usage, en lisant, en relisant les manuscrits des auteurs du canon, de marquer d'un khi les passages, les phrases qui leur paraissaient utiles à leur enseignement. Ce khi pour χρηστόν — utile — permet de construire ensuite les chrestomathies qui constituent l'un des fondements de l'enseignement des lettres. Au fil de ma lecture du Banquet, j'inaugure ici de nouveau cette pratique qui me paraît excellente :
  • Οἴεσθέ τι ποιεῖν οὐδὲν ποιοῦντες — Vous croyez faire quelque chose, et ne faites rien. (Apollodore, p. 173, d)
  • Χαλεπὸν τοῖς ἀνθρώποις ἡ μέθη ἐστίν — L'ivresse, pour les êtres humains, c'est mauvais. (Eryximaque, p. 176, d)
  • Πρεσβύτατος δὲ ὤν, μεγίστων ἀγαθῶν ἡμῖν ἐστιν — Or, puisqu'il est le plus ancien, il est pour nous le plus grand des biens. (Phèdre, p. 178, c)
  • Οὐ γάρ, οἶμαι, συμφέρει τοῖς ἄρχουσι φρονήματα μεγάλα ἐγγίγνεσθαι τῶν ἀρχομένων — Non, je ne crois pas que pour les puissants, la naissance de hautes pensées chez les hommes qu'ils dominent soit avantageuse. (Pausanias, p. 182, c)
  • Οὔτε καλὸν εἶναι αὐτὸ καθ’ αὑτὸ οὔτε αἰσχρόν, ἀλλὰ καλῶς μὲν πρᾱττόμενον, καλόν, αἰσχρῶς δέ, αἰσχρόν — Ce n'est en soi ni beau ni laid, mais beau si c'est bellement fait, laid si c'est fait laidement. (Pausanias, p. 183, d)
  • Καὶ ἔστιν αὖ μουσική, περὶ ἁρμονίαν καὶ ῥυθνόν, ἐρωτικῶν ἐπιστήμη — Et, pour la musique, elle est, à propos d'harmonie et de rythme, une science de l'érotique. (Eryximaque, p. 187, c)
  • ... la suite à venir en pdf.