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18 sept. 2016

Présenter une copie

Beaucoup pensent que la présentation est une affaire accessoire. Et ils ont raison. Mais s'ils ne voient pas que cette affaire accessoire est en même temps très importante, ce qu'ils se gourent, ce qu'ils se gourent... Le bons sens, mais aussi l'expérience montrent qu'en étant très exigeants sur ces détails, on obtient de très beaux résultats. En effet, on peut être en ce domaine très très exigeant, parce que il y est tout à fait possible, pour tous les élèves, d'y approcher une quasi perfection. De sorte que c'est très plaisant pour les élèves parce qu'ils peuvent réussir — non parce qu'ils peuvent réussir, mais parce qu'avec un tout petit peu d'exigence, lorsqu'elle est commune à plusieurs professeurs, et de pédagogie, ils réussissent effectivement tous. Surtout, c'est un moyen de commencer à améliorer la concentration, le plaisir de travailler, l'orthographe et l'organisation, et c'est un moyen dont il est difficile de se passer surtout avec les élèves les plus en difficulté. Et je passe sur le plaisir qu'a le professeur de corriger des copies bien présentées, décuplé par celui de voir ses élèves véritablement progresser dans le contenu de la copie.

Ci-jointe une fiche distribuée à tous mes élèves en début d'année, avec la complicité de plusieurs de mes collègues, de mathématiques, de sciences économiques ou d'histoire et de géographie.

19 mai 2016

Questionner un texte

Apprendre à commenter un texte est une tâche très difficile pour les élèves. Pour ce faire, peut-être des questionnaires guidés sur les textes sont-ils utiles. Mais il me semble que le plus souvent, les questionnaires proposés invitent les élèves à un impressionnisme de mauvais aloi, à un manque d'attention à la matière du texte. Je me suis donc proposé de réaliser un questionnaire de lecture qui inviterait à une véritable analyse du texte, en l'occurrence pour un extrait de Bérénice.

C'est le genre de travail qui, me semble-t-il, peut être proposé aux élèves pour les aider à progresser dans le cadre des devoirs faits à la maison. En tout cas, il me semble que c'est ce genre de propédeutique qu'il est bon de proposer en classe de seconde, lorsqu'on initie à l'exercice du commentaire et de l'explication de texte — qu'on peut appeler, si on a le goût de changer le nom des choses tous les dix ans, «lecture méthodique» ou «lecture analytique».

18 sept. 2015

Etudier Mme Bovary en Terminale (1)

L'épreuve de littérature au bac L est à la fois extrêmement intéressante et difficile, surtout quand son programme est aussi beau qu'il l'est cette année (Mme Bovary et Œdipe-Roi). S'y préparer n'est pas une mince affaire. Pour commencer, il est indispensable de connaître de façon très approfondie l'œuvre. À nos élèves nous avions recommandé l'an dernier de s'essayer à la lecture du chef d'œuvre de Flaubert pendant les vacances, de sorte que l'étude du texte en Terminale puisse s'appuyer sur une relecture.

Cependant, au vu de la difficulté de pénétrer un tel texte pour des jeunes gens de 17 ans — et de la paresse naturelle de l'être humain — nous savions que nombreux seraient ceux qui arriveraient vierges de cette lecture au premier cours de littérature de terminale. Nous avons donc essayé de proposer un itinéraire de (re)lecture qui permette à la fois de comprendre l'œuvre et de l'apprendre assez rapidement et profondément. Lors de la première leçon, après une rapide présentation de l'année, des œuvres et des épreuves, au cours de notre introduction à Mme Bovary — tiens, nous n'avons pas parlé de réalisme ; décidément la casification des auteurs et des œuvres en « mouvements littéraires » ne nous intéresse que fort modérément... — nous avons présenté le contenu du roman avec le plan que proposait un billet précédent.

Si, du fait du programme, nous avons évoqué rapidement la question de la genèse de l'œuvre, pour commencer nous avons énoncé le véritable problème qui se pose à la lecture de ce « livre sur rien » : comment ce livre sur une femme qui trompe son mari et son ennui (j'emprunte la formule à un prof de l'être blogueur), pourrait-il ne pas être ennuyeux... alors que, de fait, il ennuie l'immense majorité des lycéens ? Nul besoin de se tordre le cerveau pour formuler une « problématique » alambiquée : le problème qui se pose crève les yeux, comme une poutre dans l'œil.

Nous en avons lu ensemble les premières pages, l'incipit, qui raconte l'entrée au collège de Charles, pour le comprendre — en établissant son plan. Nous avons pris prétexte de l'épreuve, pour laquelle il est nécessaire de connaître des passages de l'œuvre avec une grande précision, et donc, pour une bonne part, par cœur, pour demander aux élèves de choisir quelques phrases particulièrement intéressantes, de sorte que nous nous sommes demandés pourquoi elles pouvaient être intéressantes. Ils devaient relire le premier chapitre — tout en avançant aussi rapidement que possible leur première lecture, le cas échéant — pour la leçon de la semaine suivante. Voici les documents que nous avons utilisés pendant cette deuxième leçon :

Vous noterez d'abord que les documents photocopiés le sont à partir d'originaux manuscrits. C'est un point très important, en particulier parce qu'il s'agit de «donner l'exemple» quant au travail à mener sur l'œuvre ; nous y reviendrons. Les deux premières pages (une double page en réalité) permettaient de reprendre et formaliser le travail de la semaine précédente. Les extraits copiés selon le plan du texte constituent un exemple de ce que les élèves devront faire pour « ficher » le livre ; les espaces blancs laissés à leur suite sont le lieu de notes interprétatives, qui justifient le choix de chacun des extraits: nous les avons remplis ensemble.

La troisième page, sur l'ensemble du chapitre I, montre comment on peut mener le même type de travail de façon un peu plus superficielle, en proposant de se contenter, pour le milieu de ce chapitre, d'en établir un plan général, afin de deux extraits dans son mouvement final. On a fait de même pour le chapitre II, avec une fiche un peu plus lacunaire (page 4). Les élèves ont été chargés de remplir les trous de ces deux fiches pour la troisième leçon — c'est-à-dire, pour le chapitre II, à choisir l'une des trois parties que nous y avons délimitées, et, dans cette partie, de choisir un ou deux extraits particulièrement frappants.

On remarquera qu'il n'y a là absolument aucune « transposition didactique » : la méthode proposée aux élèves est exactement celle que le professeur lui-même utilise pour étudier le texte. On ne transpose ni savoir ni savoir-faire avant de le transmettre aux élèves. Tout au plus l'adapte-t-on à leur mesure, comme le paysan qui refait un mur en bord de champ fait faire à son jeune fils un tout petit bout, à sa mesure, du véritable mur (Freinet, L'éducation du travail).

N.B. D'aussi nombreux que possible moments de silence pendant lesquels les élèves apprennent par cœur une phrase ou deux sont ménagés à l'intérieur des séances de cours, afin qu'ils prennent l'habitude de cette pratique indispensable à leur étude personnelle du livre, comme les trois premières minutes, pendant lesquelles le professeur sort ses affaires et fait l'appel.

21 fév. 2015

Rhétorique de l'écriture d'invention 2015

Les sujets d'écriture d'invention proposés au bac de français ressemblent parfois à des sujets «d'imagination» du brevet des collèges. Mais s'ils sont proposés après deux années de lycée, au cours desquelles les élèves doivent avoir appris à voir l'originalité d'un texte littéraire, cette épreuve ne saurait se réduire à l'évaluation d'un talent inné pour «raconter des histoires» ; il s'agit ici encore de faire preuve de culture, de capacité d'analyse et de réflexion. En effet, on ne saurait exiger d'un élève de seize ou dix-sept ans d'être un grand écrivain qui révolutionnerait la littérature, tant au plan des idées qu'au plan du style; en revanche on peut lui lancer un défi exigeant mais accessible : transposer intelligemment la culture qu'il a acquise pour l'adapter au sujet qui lui est proposé.

C'est pourquoi l'on peut considérer que ces sujets d'invention sont en réalité des sujets d'imitation. Nous proposons ici une méthode pour composer de telles imitations — une rhétorique du sujet d'invention lorsqu'il est en réalité un sujet d'imitation.

P.S. Cette fiche est une nouvelle version de celle qui fut proposée dans un billet de juillet 2012.

12 fév. 2015

Commentaire de «parce que c'était lui, parce que c'était moi», de Montaigne.

Commenter un texte est chose difficile. Or çà et là on trouve des prétendus commentaires littéraires ou «lectures analytiques» qui donnent un exemple pernicieux : une association plus ou moins astucieuse d'une mauvaise paraphrase et d'un relevé formaliste de figures de style, où l'intérêt du texte disparaît sous des considérations oiseuses au sujet des «genres et registres».

Nous nous sommes donc résolus à proposer un «exemple» de commentaire littéraire, un corrigé magistral d'un exercice donné à des élèves, quoique ce soit une affaire des plus périlleuses. En effet, graver dans le marbre une telle exégèse, fût-elle menée délicatement, peut donner l'impression qu'elle pourrait valoir autant que le texte original. Non : un tel texte est, essentiellement, d'une vanité présomptueuse, et il ne vaut que dans la mesure où il ouvre la voie vers le texte commenté. C'est pourquoi, de façon générale, je préfère qu'il ait l'évanescence d'un cours magistral dispensé de vive voix.

Ce «corrigé», quoiqu'il soit, par nature, imparfait, est là pour proposer un exemple aux élèves. Cependant, cet exemple ne doit pas être pris comme la copie qu'ils auraient dû rendre. C'est le travail composé par un professeur aguerri et diplômé, qui y a passé bien plus que les misérables trois heures dont les élèves français disposent le jour du baccalauréat : on ne peut pas exiger la même chose d'un élève de seize ans qui travaille en temps limité.

C'est que la maladie dont souffre nos lycéens est généralement tout autre: la plupart n'ont pas grand-chose à dire sur le texte, et rendent un devoir étique composé en à peine une heure et demie. Il est bon de montrer qu'on peut aller beaucoup plus loin. Ainsi, pour les encourager, on pourrait leur dire sans risque de se tromper beaucoup qu'un devoir qui comporterait le tiers des analyses qui sont menées ici, fussent-elles exprimées de façon plus maladroite, obtiendrait aisément 19 ou 20/20. Disons aussi qu'avec encore moins de remarques pertinentes, un devoir d'environ cinq ou six pages manuscrites obtiendrait nécessairement, quel que soit le correcteur, au moins 16/20.

L'autre maladie, dont les lycéens ne sont pas les seuls à souffrir, c'est celle de la recomposition du texte. Le commentaire dit composé, qui fut inventé semble-t-il dans les années 60, porte en effet les germes d'une dérive scolastique tout à fait regrettable. Puisqu'il faut «composer» le commentaire, beaucoup en viennent à décomposer le texte, se contentant, en guise de commentaire, d'un relevé thématique des «champs lexicaux» que comporterait le texte, qui mène assez systématiquement à la caricature que les correcteurs des épreuves de français des bacs S et ES ont eu la douleur de corriger l'an dernier : «Nous allons tout d'abord montrer que Victor Hugo parle d'amour; nous allons ensuite montrer qu'il parle aussi de mort» : ce que j'appelle un gloubi-boulga de mauvaise paraphrase. Une bonne paraphrase qui suivrait le plan du texte y serait largement préférable !

Nous prétendons qu'il n'est pas nécessaire de recomposer le texte, puisqu'il est, en général, lui-même intelligemment composé par l'auteur, et que nous n'avons pas à charger notre mémoire d'un texte par-dessus le texte, mais seulement d'une lecture du texte lui-même qui ouvre davantage d'horizons. Notons aussi que je vois dans cet exemple une dénonciation de l'absurdité apparue voilà une vingtaine d'années : la «question sur corpus», qui, en réalité, et contraire à ce qu'elle prétend être, ne constitue pas une aide au commentaire qui suit, mais une perte de temps qui fait que l'élève ne dispose plus que de trois heures sur quatre pour la tâche extrêmement complexe que constitue la composition d'un commentaire littéraire.

27 déc. 2014

Les pleurs d'Ariane

Voici l'Ariane de Catulle (poème 64, vv. 132-201) où nous avons noté les longues, pour en faciliter la lecture. L'édition de 2010 a été revue et corrigée : quelques coquilles ont été supprimées, la ponctuation a été précisée et nous avons ajouté les lettres ramistes (-j- et -v-). Enfin, nous avons essayé d'en améliorer la lisibilité en y ajoutant quelques lettrines et alinéas.

03 déc. 2014

De la Russie à l'Amérique

Comme nous aimons les listes, et comme nous aimons les grands livres, encore une liste de livres, pleine d'arbitraire subjectif, pour découvrir la littérature au-delà de la France, dans «l'espace culturel européen».

08 nov. 2014

Devoirs du soir

Les devoirs du soir ne se font pas forcément le soir ; ils se font souvent le soir, mais aussi dans la journée, entre deux cours, en attendant le bus, tel ou tel ami qui est toujours en retard. Les devoirs ne sont pas de véritables devoirs, pas au sens où ils seraient une souffrance, puisqu'ils relèvent de l'étude — en latin studium, «le goût» — et, fondamentalement, ils sont en quelque sorte toujours un peu les mêmes. C'est pourquoi, plutôt que de récrire chaque jour ce qu'il y a à faire pour le lendemain, j'indique ici pour des élèves de 1re L ce qu'ils doivent faire tous les jours pour progresser en français.

29 oct. 2014

A et À sont sur un bateau...

Quelques exercices pour récompenser les lycéens valeureux qui auront eu la bravoure de rendre des copies farcies de subtiles interversions entre le verbe avoir et la préposition à. L'on pourra bien évidemment proportionner la prescription à l'audace desdits valeureux.

Vous aurez remarqué que ces exercices présentent le double avantage d'être simples et difficiles à la fois : simples parce que le principe en est simplissime ; difficiles parce que les phrases proposées sont directement extraites de l'œuvre de La Fontaine. Et vogue la galère !

22 oct. 2014

Rhétorique du commentaire

Parce que nombreux sont les amoureux des «méthodes» et des fiches, une fiche qui propose une rhétorique du commentaire de texte littéraire pour l'écrit. Elle est composée, comme de juste, selon les parties de la rhétorique qui concernent l'écrit (inventio, dispositio, elocutio — recherche des idées, élaboration du plan, rédaction):

23 sept. 2014

Discours de la méthode

Non, non, il ne s'agit pas de Descartes, mais d'un petit précis de méthode pour réussir l'année de première en français et en littérature, écrit à destination d'élèves de 1re L.

05 sept. 2014

Composer un commentaire...

Nous prétendons que suivre le plan d'un texte littéraire pour le commenter est une méthode de meilleur aloi. C'est pourquoi nous proposons ici un plan de commentaire à la fois linéaire et composé, pour le poème le plus célèbre de la littérature française. Il s'agit du plan d'un cours, très développé au début, et de moins en moins à mesure de l'avancement de l'explication :

03 sept. 2014

Liste de bac

Dans le jargon qui a cours actuellement dans l'éducation nationale, on l'appelle "descriptif des activités". En voici un exemple, qui a semblé utile à plusieurs collègues, quoiqu'il soit truffé de défauts et d'insuffisances. En particulier, le nombre de textes présentés (28) est un peu limité pour une 1re L.

Au fait, pour les non-initiés :

«Lecture analytique» = explication de texte.

«Lecture cursive» = Lecture personnelle des élèves, très légèrement accompagnée par le professeur.

«Objet d'étude» = partie du programme officiel concernée.

22 août 2014

696 AVC

C'est la première année du Bellum Gallicum (La Guerre des Gaules, de César).  Une édition scolaire, pour la seconde est en préparation, dans l'esprit de la Vīta Nerōnis (la Vie suétonienne de Néron, au programme du bac 2015, dans le texte original, aux éditions du Relief). Voici un aperçu de ce que cela pourrait donner :

09 mar. 2014

Karthāginem

Voici le fruit des dernières semaines : le chant I de l'Enéide, ponctué de neuf, macronisé, les élisions marquées. Nous lui avons aussi attribué un titre fort peu orthodoxe, ci-dessus. Remarquez aussi les intertitres qui proposent de voir une structure fort moderne dans ce chant, puisqu'ultra féminine: Junon, Vénus, Didon. Bonne lecture !

15 janv. 2011

les valeurs de l'optatif

En grec ancien, les emplois de l'optatif peuvent paraître tout à fait hétéroclites, et sa valeur peut ainsi sembler difficile à saisir et donc à retenir. Voici une fiche qui peut aider à appréhender assez simplement les quatre valeurs classiques de l'optatif.

03 déc. 2010

Les « clf », cahiers des lettres françaises

    1. Les cahiers des lettres françaises répondent aux nouveaux programmes applicables en 2011. Ces programmes font preuve d’un certain bon sens et rejettent aux oubliettes toute une idéologie jargonnante et techniciste.

    1. Ils comportent une partie grammaticale importante. Le choix de consacrer une portion importante des heures de cours à la grammaire et au vocabulaire pourrait paraître irréaliste à certains : pourquoi refaire de la grammaire maintenant, alors que toutes les années antérieures ont été relativement inutiles ? « C’est trop tard, passons à autre chose ». Ce n’est pas notre optique : d’une part, on ne peut pas analyser les textes si on ne les comprend pas dans leurs détails : phonétique, vocabulaire, syntaxe, ponctuation. D’autre part et surtout, on peut analyser les textes littéraires avec précision et finesse sans panoplie clinquante et hétéroclite de notions prétendument littéraires.

    1. L’esprit dans lequel on y mène l’interprétation des textes, au rebours d’une logique techniciste qui amène à montrer combien le texte étudié, assemblage de ficelles, est banal, veut comprendre et montrer pourquoi le texte est exceptionnel.

    1. Ces cahiers proposent une progression annuelle réaliste ; plus qu’une banque de textes, il s’agit d’un véritable cours, qu'on peut suivre sereinement.

Premier cahier des lettres françaises

Les textes étudiés sont des poèmes ou des textes appartenant aux genres brefs «de l'argumentation» (maximes, fables, courts essais) et on y «révise» l'analyse du nom et de l'adjectif, ainsi que quelques autres bases grammaticales essentielles à l'analyse littéraire. (Deuxième édition, revue et corrigée en mars 2016)

Deuxième cahier des lettres françaises

Toujours avec les genres brefs (surtout poétiques), on reprend ici l'analyse des pronoms et des adjectifs déterminatifs qui y correspondent.

NB: Les fichiers ci-dessous sont librement consultables. Il sont accompagnés de commentaires à l'intention du professeur ; en général, un clic droit sur les petites icônes indiquant un commentaire dans votre afficheur de pdf vous le fera apparaître.

    NLM