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03 juin 2015

Un sujet de bac et son corrigé pour l'invention

Voici un sujet de bac de français, sur la poésie, avec une proposition de corrigé pour l'invention, où l'on verra que l'invention est un exercice d'imitation :

27 fév. 2015

Rhétorique de l'écriture d'invention (suite)

Après la théorie, la pratique. Voici un exemple d'application de la méthode proposée dans le billet précédent sur l'écriture d'invention. Nous y rendons compte, sous forme de « corrigé » de la façon dont on aurait pu accomplir les deux premières étapes du travail rhétorique (inventio et dispositio) pour un sujet d'invention qui demandait d'écrire une suite à un extrait de Micromégas (ici). On y aperçoit qu'une telle « écriture d'invention » est en réalité une espèce particulière de commentaire, qui requiert une analyse assez fine et littéraire du texte dont il faut écrire la suite.

Il est bien évident qu'un tel corrigé n'est qu'une proposition ; mais il présente l'avantage de montrer comment un élève de lycée peut traiter un tel sujet tout en montrant qu'il a profité de l'enseignement de la littérature dont il a bénéficié en seconde et en première. Il montre aussi que cet exercice peut être ambitieux, sans exiger de l'élève qu'il ait le génie d'un grand écrivain, mais des connaissances et une certaine agilité intellectuelle.

N.B. LLL = Louise Labé Lyonnaise, que les élèves qui ont subi ce bac blanc avaient étudiée auparavant.

21 fév. 2015

Rhétorique de l'écriture d'invention 2015

Les sujets d'écriture d'invention proposés au bac de français ressemblent parfois à des sujets «d'imagination» du brevet des collèges. Mais s'ils sont proposés après deux années de lycée, au cours desquelles les élèves doivent avoir appris à voir l'originalité d'un texte littéraire, cette épreuve ne saurait se réduire à l'évaluation d'un talent inné pour «raconter des histoires» ; il s'agit ici encore de faire preuve de culture, de capacité d'analyse et de réflexion. En effet, on ne saurait exiger d'un élève de seize ou dix-sept ans d'être un grand écrivain qui révolutionnerait la littérature, tant au plan des idées qu'au plan du style; en revanche on peut lui lancer un défi exigeant mais accessible : transposer intelligemment la culture qu'il a acquise pour l'adapter au sujet qui lui est proposé.

C'est pourquoi l'on peut considérer que ces sujets d'invention sont en réalité des sujets d'imitation. Nous proposons ici une méthode pour composer de telles imitations — une rhétorique du sujet d'invention lorsqu'il est en réalité un sujet d'imitation.

P.S. Cette fiche est une nouvelle version de celle qui fut proposée dans un billet de juillet 2012.