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09 oct. 2014

« Semi-voyelles »

En farfouillant du côté du classement des lettres et des sons — des graphèmes et des phonèmes, si l'on veut —, j'ai cherché en vain, dans la linguistique moderne, un nom pour l'ensemble des consonnes qui ne sont pas de pures occlusives (en grec classique, λ, μ, ν, ρ, σ, ζ, ξ, ψ). Cet ensemble un véritable intérêt, puisqu'il s'agit des consonnes qui ne sont pas de véritables consonnes au sens étymologique: elles peuvent être prononcées seules, sans l'aide d'une voyelle. Ce sont d'autre part les seules consonnes dont la durée peut être allongées, ce qui représente un intérêt majeur pour l'étude de la prosodie. Enfin, il s'agit des premières consonnes que le pédagogue enseigne aux enfants qui apprennent à écrire leur langue maternelle, parce qu'elles sont facilement isolables. Le concept de consonne non-occlusive est donc essentiel. Et pourtant, il paraît ne pas exister pas pour les modernes. C'est du côté des anciens qu'on le trouve. Aristote offre, dans la Poétique un classement lumineux. Le grec connaît 7 voyelles, 8 «semi-voyelles» (ἡμίφωνα) et 9 consonnes.

Allez, d'accord : en cherchant mieux, on trouve le terme «consonne continue». Il n'empêche ; cela donne une façon organisée de présenter l'alphabet grec à nos élèves et étudiants :

  1. Sept voyelles, qu'on peut présenter sur le triangle vocalique.
  2. Neuf occlusives, soit 3 points d'articulation (bilabiales, «dentales», palatales) x 3 degrés (sourde, sonore, aspirée).
  3. Huit continues, soit 4 sonantes et 4 sifflantes.

C'est en fait la présentation linguistique des phonèmes du grec ancien (qu'on trouve par exemple au §14 de la Grammaire grecque de Ragon et Dain), mais «simplifiée» pour la faire coller à l'alphabet grec classique, et constituer la leçon d'ouverture pour l'enseignement de la langue de Platon.

31 déc. 2013

Histoire de la Grèce archaïque

Un joli plan ternaire pour apprendre l'histoire de la Grèce archaïque, qui donnera les éléments indispensables à la compréhension de la civilisation grecque, et donc à la lecture des textes classiques, en construisant une fiche pour chacun des points évoqués, en particulier avec l'aide du Dictionnaire de l'Antiquité de l'université d'Oxford (en français, chez Robert Laffont, en «Bouquins», 1993).

15 janv. 2011

les valeurs de l'optatif

En grec ancien, les emplois de l'optatif peuvent paraître tout à fait hétéroclites, et sa valeur peut ainsi sembler difficile à saisir et donc à retenir. Voici une fiche qui peut aider à appréhender assez simplement les quatre valeurs classiques de l'optatif.