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15 janv. 2017

La question sur un corpus au bac de français

Bien que nous soyons très favorable à la disparition de cet exercice, qui complique excessivement la tâche des élèves, en leur ôtant le temps de composer correctement leur commentaire, leur dissertation ou leur «écriture d'invention», nous leur proposons quelques conseils pour le réussir au mieux, sans perdre trop de temps.

Nos élèves ayant subi naguère un «bac blanc» sur des extraits de Flaubert, Hugo et Giono, voici un exemple de corrigé pour la question «Comment ces trois récits rendent-ils sensible la violence exercée par le rire sur le personnage principal ?». Nous proposons ici non une réponse rédigée, mais un exemple de ce qu'ils auraient pu faire au brouillon pour préparer leur réponse.

27 oct. 2015

Roland et Patrocle

Nous avons donné, jeudi 15 octobre, au cours du colloque Voix, rythme et geste dans la poésie antique et moderne, en ouverture du spectacle Sosie et autre duos, un dialogue entre l'épopée grecque et l'épopée française, entre le chant XVI de l'Iliade et la première partie de la Chanson de Roland. Les rapprochements que nous avons choisis ont intéressé certains spectateurs, en particulier parce qu'ils étaient aussi enseignants. Pour répondre à leur curiosité, en voici le texte, où les extraits de l'Iliade sont traduits en hexamètres dactyliques français par Philippe Brunet, et ceux du Roland en décasyllabes épiques assonancés par votre serviteur.

04 oct. 2015

Accompagner la lecture des Misérables

La lecture d'œuvres majeures peut être un immense bonheur, et, souvent, d'autant plus grand que le livre est long. Alors foin des Claude Gueux et autres L'étranger qui ne sont pas choisis pour leurs qualités littéraires (indéniables !), mais pour leur brièveté. Nous proposons donc à nos élèves des lycées la lecture d'œuvres aussi longues que possibles — Les Misérables, ou Le comte de Monte-Cristo. Dans leur intégralité.

Mais quand nos racontons cela à nos collègues, quel n'est pas leur incrédule effarement ! C'est pourquoi j'ai voulu montrer comment je m'efforçais d'accompagner une telle lecture, avec des élèves de seconde, afin qu'elle leur soit aussi profitable que possible. Voici le document qui récapitule le travail mené avec les élèves en septembre-octobre de cette année.

19 juin 2015

Lamartine, «Les Voiles»

Au bac de français, dans la série littéraire, est tombé cette année, pour le commentaire, un poème de Lamartine. Nous vous proposons ici une esquisse de corrigé — en fait des éléments qui auraient pu servir à composer un commentaire de ce poème. Le plan du texte est donné, des remarques sur l'écriture sont ébauchées. Il reste à en formuler les effets pour construire un discours cohérent.

25 fév. 2015

Entraînement au bac de français

On trouve facilement sur le grand entrefilet les annales du bac ; en revanche on ne trouve pas facilement des documents correctement mis en page, sans coquilles, et prêts à être imprimés. Puisque cela pourrait rendre service à des professeurs de lettres, en voici un :

(Sujet ES/S pour les élèves de Terminale, 2012)

24 fév. 2015

Mener l’entretien à l’oral du bac de français

Si l'on souhaitait être un peu caricatural, on pourrait affirmer que deux conceptions de l’enseignement du français au lycée s’affrontent. Pour les uns, l’objet du cours, ce sont les textes, pour les autres, l’objet du cours, celui qui est à apprendre, c’est le discours sur les textes. Or, si les professeurs ont tendance à ne pas choisir leur camp, les élèves, malheureusement, se rangent, beaucoup trop souvent,résolument dans le second camp. Ce qui suit pourrait les inciter à ne pas basculer complètement du côté obscur de la force... Ils risquent en effet d’être interrogés par des professeurs qui s’intéressent davantage à la littérature des auteurs qu’à la littérature des professeurs. C’est parce qu’ils sauront qu’ils courent ce risque qu’ils iront davantage s’aventurer sur les terres littéraires et se décideront à lire, apprendre et donc connaître les textes. Voici donc comment, conformément à la lettre et à l’esprit des programmes officiels, nous sommes quelques-uns à procéder :

Nous commençons par, le cas échéant, faire préciser le sens de tel ou tel mot du texte. Mais cela constitue davantage la fin de l’exposé que le début de l’entretien. Nous posons alors quelques questions sur les autres « lectures analytiques » de la « séquence ».

  • Quel est le texte qui vous a le plus intéressé ? Pourquoi ?
  • Vous avez aussi étudié tel texte : qu’est-ce qu’il dit ? Quel est son intérêt ? Quel rapport avec celui-ci ?

Nous faisons ensuite préciser le propos de l’élève, à la fois au plan de la réflexion sur les textes qu’au plan de la connaissance des textes, qui sont évidemment indissociables. Nous n’hésitons donc pas à inviter à l’élève de citer (donc de réciter) des passages des dits textes, puisque sans ces citations, la réflexion tourne à vide. Or l’examen ne porte pas sur les connaissances du professeur, mais sur celles de l’élève ; c’est par la mémoire de l’élève que les textes doivent devenir présents entre les deux interlocuteurs : c’est à lui de les amener « sur la table », c’est-à-dire de les faire vivre par sa voix, comme les paroles gelées que Pantagruel fait dégeler sur le pont de son navire dans le Quart Livre.

Nous procédons ensuite exactement de même pour les textes complémentaires listés pour la « séquence », si ce n’est que nous remplaçons le verbe « étudier » par le verbe « lire attentivement ». De même, le cas échéant, pour les autres textes, étudiés au cours d’une autre séquence, qui relèveraient d’un même « objet d’étude ». De même enfin, éventuellement, pour l’ensemble des textes étudiés ou lus en première, au lycée.

Nous interrogeons très rarement sur les concepts (genres et registres, mouvements, figures), qui ne nous intéressent que modérément, et uniquement si leur étude est explicitement mentionnée ou s’il nous semble que l’élève aurait envie de placer de style de « connaissance » parce qu’il ne connaît pas ses textes — par mansuétude. Ainsi, gagne des points l’élève qui a de la culture (connaît ses textes), est capable de réfléchir à leur propos. Ainsi n’en gagne pas celui qui ne connaît pas ses textes, même s’il eût pu les analyser : on ne peut pas réfléchir sur du rien. Ainsi celui qui n’a qu’une érudition morte, qui connaît ses textes seulement superficiellement, sans les comprendre, sans être capable de réfléchir à leur propos n’en gagnera que peu.

On craint quelquefois que les élèves ne soient pas capables d’apprendre les textes. Mais pourquoi diantre seraient-ils capables d’apprendre les concepts, le cours du professeur, et ne seraient-ils pas capables d’apprendre les mots, les textes et donc les idées des auteurs, qui sont quand même un tout petit peu plus intéressants ! C’est pourquoi nous avons l’audace d’inviter nos élèves à connaître et donc à apprendre leurs textes, et à ne pas apprendre les cours...Nous savons que le propos est un peu excessif ; mais la balance penche actuellement beaucoup trop de l’autre côté. Or nous ne souhaitons pas enseigner un discours sur la littérature, mais la littérature elle-même.

28 déc. 2014

Petite Chrestomathie des Lettres Françaises

Voilà quelques années, j'avais publié une Petite chrestomathie des lettres françaises, à l'usage des élèves de collège. En voici la deuxième édition. Si vous souhaitiez en acquérir une édition papier, veuillez nous contacter... par le biais de l'onglet CONTACT.

08 nov. 2014

Devoirs du soir

Les devoirs du soir ne se font pas forcément le soir ; ils se font souvent le soir, mais aussi dans la journée, entre deux cours, en attendant le bus, tel ou tel ami qui est toujours en retard. Les devoirs ne sont pas de véritables devoirs, pas au sens où ils seraient une souffrance, puisqu'ils relèvent de l'étude — en latin studium, «le goût» — et, fondamentalement, ils sont en quelque sorte toujours un peu les mêmes. C'est pourquoi, plutôt que de récrire chaque jour ce qu'il y a à faire pour le lendemain, j'indique ici pour des élèves de 1re L ce qu'ils doivent faire tous les jours pour progresser en français.

29 oct. 2014

A et À sont sur un bateau...

Quelques exercices pour récompenser les lycéens valeureux qui auront eu la bravoure de rendre des copies farcies de subtiles interversions entre le verbe avoir et la préposition à. L'on pourra bien évidemment proportionner la prescription à l'audace desdits valeureux.

Vous aurez remarqué que ces exercices présentent le double avantage d'être simples et difficiles à la fois : simples parce que le principe en est simplissime ; difficiles parce que les phrases proposées sont directement extraites de l'œuvre de La Fontaine. Et vogue la galère !

22 oct. 2014

Rhétorique du commentaire

Parce que nombreux sont les amoureux des «méthodes» et des fiches, une fiche qui propose une rhétorique du commentaire de texte littéraire pour l'écrit. Elle est composée, comme de juste, selon les parties de la rhétorique qui concernent l'écrit (inventio, dispositio, elocutio — recherche des idées, élaboration du plan, rédaction):

23 sept. 2014

Discours de la méthode

Non, non, il ne s'agit pas de Descartes, mais d'un petit précis de méthode pour réussir l'année de première en français et en littérature, écrit à destination d'élèves de 1re L.

05 sept. 2014

Composer un commentaire...

Nous prétendons que suivre le plan d'un texte littéraire pour le commenter est une méthode de meilleur aloi. C'est pourquoi nous proposons ici un plan de commentaire à la fois linéaire et composé, pour le poème le plus célèbre de la littérature française. Il s'agit du plan d'un cours, très développé au début, et de moins en moins à mesure de l'avancement de l'explication :

03 sept. 2014

Liste de bac

Dans le jargon qui a cours actuellement dans l'éducation nationale, on l'appelle "descriptif des activités". En voici un exemple, qui a semblé utile à plusieurs collègues, quoiqu'il soit truffé de défauts et d'insuffisances. En particulier, le nombre de textes présentés (28) est un peu limité pour une 1re L.

Au fait, pour les non-initiés :

«Lecture analytique» = explication de texte.

«Lecture cursive» = Lecture personnelle des élèves, très légèrement accompagnée par le professeur.

«Objet d'étude» = partie du programme officiel concernée.

22 août 2014

Un manuel de grammaire

Cécile Revéret vient de publier un Précis d'analyse grammaticale et logique. Ce livre est l'indispensable que nous attendions depuis longtemps. Il permet aux étudiants en Lettres, aux professeurs et instituteurs qui souhaitent compléter leur formation afin de pouvoir enseigner une grammaire plus claire, plus cohérente, plus efficace — en somme, plus pédagogique — de s'accaparer les outils d'un enseignement de la langue française accessible à tous. Comme son nom l'indique, son Précis est à la fois concis et complet, en en plus pourvu d'exercices d'entraînement corrigés.

Nous le recommandons chaudement à tous les professeurs et futurs professeurs de Lettres, classiques ou modernes.

10 août 2014

Le Cid

Des conseils pour découvrir, lire, relire Le Cid, et puis briller en société ou le jour du bac... et avoir un peu, dans l'enceinte de sa poitrine du «Beau comme Le Cid».

16 déc. 2013

La dissertation littéraire

Ce sont les anciens qui ont élaboré les méthodes pour composer des discours, et donc des dissertations; ils appelaient cet art la rhétorique. Perchons-nous donc sur leurs épaules des géants, et plagions-les avec allégresse.

La fiche ci-jointe utilise l'abréviation TTT, qui signifie "Titre du Texte, qui précise son Type, son Thème et sa Tonalité".

14 déc. 2013

Une page pour sauver les meubles au bac de français

Trois tout petits morceaux d'anthologie de la littérature française, de la Renaissance à l'époque contemporaine, poésie, théâtre et roman, à apprendre par cœur... c'est-à-dire avec le cœur.

Qui connaît vraiment ces textes ne peut pas obtenir un résultat catastrophique pour le bac de français : il en saura beaucoup plus que la plupart de ses concurrents. Et beaucoup mieux !

18 juil. 2012

L'écriture d'invention

Une méthode pour l'écriture d'invention...


24 mai 2012

Le plan d'un commentaire littéraire

Voici une fiche qui dit ce que peut être le plan d'un commentaire littéraire. Cela peut être utile ; méfiez-vous toutefois : comme toute méthode, utilisée de manière imbécile et servile, elle ne pourra donner qu'un résultat imbécile.

03 déc. 2010

Les « clf », cahiers des lettres françaises

    1. Les cahiers des lettres françaises répondent aux nouveaux programmes applicables en 2011. Ces programmes font preuve d’un certain bon sens et rejettent aux oubliettes toute une idéologie jargonnante et techniciste.

    1. Ils comportent une partie grammaticale importante. Le choix de consacrer une portion importante des heures de cours à la grammaire et au vocabulaire pourrait paraître irréaliste à certains : pourquoi refaire de la grammaire maintenant, alors que toutes les années antérieures ont été relativement inutiles ? « C’est trop tard, passons à autre chose ». Ce n’est pas notre optique : d’une part, on ne peut pas analyser les textes si on ne les comprend pas dans leurs détails : phonétique, vocabulaire, syntaxe, ponctuation. D’autre part et surtout, on peut analyser les textes littéraires avec précision et finesse sans panoplie clinquante et hétéroclite de notions prétendument littéraires.

    1. L’esprit dans lequel on y mène l’interprétation des textes, au rebours d’une logique techniciste qui amène à montrer combien le texte étudié, assemblage de ficelles, est banal, veut comprendre et montrer pourquoi le texte est exceptionnel.

    1. Ces cahiers proposent une progression annuelle réaliste ; plus qu’une banque de textes, il s’agit d’un véritable cours, qu'on peut suivre sereinement.

Premier cahier des lettres françaises

Les textes étudiés sont des poèmes ou des textes appartenant aux genres brefs «de l'argumentation» (maximes, fables, courts essais) et on y «révise» l'analyse du nom et de l'adjectif, ainsi que quelques autres bases grammaticales essentielles à l'analyse littéraire. (Deuxième édition, revue et corrigée en mars 2016)

Deuxième cahier des lettres françaises

Toujours avec les genres brefs (surtout poétiques), on reprend ici l'analyse des pronoms et des adjectifs déterminatifs qui y correspondent.

NB: Les fichiers ci-dessous sont librement consultables. Il sont accompagnés de commentaires à l'intention du professeur ; en général, un clic droit sur les petites icônes indiquant un commentaire dans votre afficheur de pdf vous le fera apparaître.

    NLM