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Tag - explication linéaire

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24 mar. 2020

Le Lac (2)

Suite du billet précédent. Il s'agit du plan de mon commentaire, que j'élabore peu à peu en suivant la méthode que je vous ai proposée.

La première moitié de la page contient les notes pour mon introduction

  • Oh ! j'ai oublié de donner le TYPE du poème. [Vous auriez pu ici commencer par noter qu'il s'agit d'un poème composé de seize quatrains d'alexandrins et d'hexasyllabes (vers de six syllabes — gr. ἔξ = hex : "six", comme dans "hexagone") mêlés, où les rimes sont croisées (abab).] Ce n'est pas grave : ce n'est pas, à mon avis, le plus important ! Le plus important, c'est la suite :
  • J'ai donné ensuite le PLAN du texte, dont je vous ai montré hier comment je l'ai construit.
  • J'ai indiqué ensuite {1. Les thèmes principaux du texte} {2. L'idée générale du texte, que j'ai pu formuler en relisant le plan que j'ai construit — ce qui est, tout simplement, une façon de relire le texte de façon globale !}. J'ai dès lors vu pourquoi globalement ce poème est une façon originale de traiter les thèmes de l'amour et du temps qui passe; ce qui me permet de poser le problème que va tenter de résoudre mon commentaire ou mon explication.
La seconde moitié de la page contient le début de mon explication linéaire. Vous remarquerez que j'ai essayé de distinguer la paraphrase du texte de son commentaire, en "surlignant" ce que je dis du texte, mon commentaire du contenu du texte. Vous remarquerez aussi que j'ai écrit "Intro" non pour signaler où se trouve mon introduction, mais où se trouve mon commentaire de ce que j'appelle l'introduction du poème: le premier quatrain, où Lamartine demande, en somme : "Peut-on arrêter le temps?".
Le travail que vous pouvez faire maintenant pour progresser : rédiger le commentaire qui correspond aux notes ici transmises. Je vous mets un corrigé de cela ici demain ou après-demain, si je puis en trouver le temps.
Bien cordialement,
Votre professeur de lettres

23 mar. 2020

Le Lac (1)

Chers élèves de 1re Générale,

vous avez eu, par le biais de Pronote, le sujet qu'il était prévu de vous donner pour le bac blanc de mardi dernier. Pour vous aider à étudier le poème de Lamartine, je vous suggère de faire comme je le fais quand j'étudie un poème. Comme vous pourrez le voir ci-dessous, j'ai commencé par le copier à la main, dans les quelques moments de disponibilité que j'ai pu trouver. Je vous conseille vivement de faire de même. Pensez évidemment aussi à chercher le sens des mots ou des expressions qui vous sont inconnus ou obscurs.

Après m'être ainsi approprié quelque peu le poème, je me suis efforcé d'établir un plan du poème, avec mes crayons de couleur. Ce plan est un peu incomplet, et tout à fait imparfait; mais il permet de mieux saisir le mouvement du poème. Vous pourriez, si vous ne l'établissez pas entièrement à votre façon, le compléter, en donnant un titre au grand II.

Ensuite vous pouvez essayer d'expliquer pourquoi ce texte mérite d'être étudié, en disant, après avoir dit sommairement ce qu'il contenait, si son intérêt est dès lors évident ou pas. S'il l'est, quel peut être l'objet du commentaire ?

  • Lac_Lamartine_plan.pdf (sur smartphone Androïd, vous téléchargerez plus facilement avec Chrome qu'avec Firefox)
Confinez-vous bien; bon courage ! Bien cordialement,
M. Lakshmanan
P.S. Le sujet :

25 mai 2017

Encore «Zone»

Un autre document pour apprendre à lire et commenter un texte. Nous donnons, en complément du travail d'analyse fait en classe sur d'autres parties du poème d'Apollinaire, sur le mouvement général du texte, en complément du carnet de lecture proposé dans notre billet précédent (avec copie, établissement du mouvement de chacun des poèmes dans le poème, réflexions générales et schématiques, étude du vocabulaire...) le texte de Zone où la dernière partie, à partir de «Tu es seul le matin va venir» est commentée sous forme d'annotations au fil du texte. Il s'agit donc d'une explication véritablement linéaire du texte, mais sous sa forme écrite.

Nous donnons ce document aux élèves en leur proposant de l'étudier — c'est-à-dire de le lire en silence, à haute voix, de le copier (intelligemment!), de le reprendre sous forme de notes, de s'entraîner à partir de ces notes à une lecture analytique à l'oral. Quelques-uns feront vraiment ce travail de façon intelligente pour deux raisons: d'abord, parce que le bac est devant eux; ensuite parce que cela fait des semaines et des semaines qu'ils travaillent ce poème, qu'ils savent qu'ils risquent d'avoir à le commenter, et donc qu'ils s'interrogent dessus. Je pense en revanche que si ce document leur avait été donné dès l'abord, ils se seraient précipités dessus, auraient décrété qu'ils étaient incapables de telles analyses, et auraient fui la véritable lecture personnelle du poème, la confrontation avec le texte.

On remarquera le caractère partiel de l'analyse: tout le poème que les élèves doivent préparer pour le bac, c'est-à-dire l'ensemble de «Zone» n'est pas analysé ainsi, mais seulement la fin: il s'agit de donner l'exemple de la méthode d'analyse, de la réflexion personnelle. L'étude d'un poème aussi long donne la place d'un travail véritablement pédagogique, où le professeur fait de façon variée, l'analyse littéraire de larges morceaux devant les élèves et avec les élèves, mais pour lequel ceux-ci ont vraiment un espace d'analyse et de réflexion personnelles.

On notera aussi l'importance des références à d'autres passages de «Zone», à d'autres poèmes d'Alcools, à tel poème de Verlaine, voire à tel film; on y observera qu'elles n'ont pas seulement pour but d'étaler la culture du lecteur, mais d'abord d'éclairer et d'enrichir la lecture du texte. Elles sont beaucoup plus lisibles pour les élèves parce que ces références ont été travaillées auparavant. On observera donc aussi que c'est d'abord la connaissance de la littérature — bien davantage que celle de la théorie littéraire — qui aide à savoir lire un texte littéraire.