lettresclassiques.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - chrestomathie

Fil des billets - Fil des commentaires

12 déc. 2016

Vocabulaire latin

Ces documents peuvent être utile pour organiser l'apprentissage du vocabulaire latin. D'abord, un plan d'étude des 500 mots de base du vocabulaire latin, classés d'un point de vue essentiellement grammatical :

Ensuite, une chrestomathie fondée essentiellement sur les «locutions latines», avec le soutien épisodique de Virgile et en particulier des 7 premiers vers de l'Énéide, pour apprendre les 32 mots les plus courants de la langue latine, dans l'esprit des programmes du Grip:

02 sept. 2015

Phèdre de Sénèque

La Phèdre de Sénèque est au programme du baccalauréat pour le latin en 2016 et 2017. Nous en avons sélectionné quelques extraits particulièrement frappants, dont on pourrait proposer l'étude à des élèves de Terminale. Les voyelles longues, comme d'habitude, sont notées; nous avons utilisé la typographie pour rendre sensible le mouvement des textes, en particulier pour les extraits longs. Ils pourront ainsi être facilement coupés pour que leur longueur soit abordable. Les voyelles élidées sont notées «en exposant», afin de faciliter la scansion à haute voix des sénaires iambiques, dimètres anapestiques et autres asclépiades mineurs.

Notez que ce type de présentation des textes est fort commode pour le baccalauréat : la quasi-absence de notes permet aux candidats de mettre en valeur leurs connaissances en en donnant pas le sentiment qu'ils se contentent de relire ce que l'appareil éditorial leur fournit.

On s'apercevra, à la lecture à haute voix, en latin, que Sénèque le tragique est beaucoup moins indigeste qu'il ne paraît l'être quand on le découvre en français dans une traduction universitaire — quoique nous n'ayons pas encore eu l'occasion d'éprouver celle de Florence Dupont.

P.S. le fichier .odt permettra à ceux qui le souhaitent de mettre en page ces textes comme ils le souhaitent, en particulier si les voyelles élidées en forme d'apostrophes ne leur plaisent guère.

30 août 2015

Petite chrestomathie de la philosophie latine (11)

Nous inaugurons ici, avec Lucrèce, une collection de textes utiles pour apprendre — une chrestomathie, donc — le latin et la philosophie. Elle couvrira l'ensemble de la latinité, du premier siècle avant J.-C. au XVIIe. En voici le programme provisoire, élaboré avec l'aide de quelques internautes philosophes :

I. Anciens

  1. Lucrèce, Dē rērum nātūrā, début du livre II 
  2. Cicéron, De officiīs, Dē amīcitiā ?
  3. Sénèque, Lettres à Lucilius
  4. Saint Augustin, chapitre X des Confessions, ou XI, IV, ch. 4
  5. Boèce, Consolation
  6. Jean Scot Erigène

II. Médiévaux

  1. Abélard
  2. Roger Bacon
  3. Saint Thomas
  4. Guillaume d'Ockham
  5. Anselme, chapitres II-III-IV du Proslogion
  6. Duns Scot

III. Humanistes

  1. Nicolas de Cues
  2. Marsile Ficin, In convivium, VI, 17
  3. Pic de la Mirandole
  4. Erasme
  5. Thomas More, L’Utopie
  6. Calvin

IV. Classiques

  1. Giordano Bruno, Le banquet des Cendres
  2. Gassendi
  3. Descartes, Meditationes, II, « Le morceau de cire »
  4. Spinoza, Traité théologico-politique, XX, 14-15 « Eloge de la liberté » ; incipit du Tractatus de Intellectus Emendatione.
  5. Locke, Epistola de Tolerantia
  6. Hobbes, Leviathan ou De Cive

Et voici Cicéron... Un passage sélectionné, la version alpha de notre édition de L'amitié.

Une lettre de Sénèque a déjà été sélectionnée ici :

Nous arrivons déjà au IVe siècle, avec Augustin d'Hippone — Saint Augustin pour les chrétiens. Nous avons choisi un extrait du livre X des Confessions, dans lequel Augustin s'étonne de la puissance de la mémoire.

Nous avons ainsi un (tout) petit ensemble de quatre textes pour initier à la philosophie en latin, utilisable en terminale, avec un texte majeur de chacun des philosophes majeurs de l'antiquité au sens strict. Ils sont ici rangés dans l'ordre chronologique. Si la difficulté de la langue y est décroissante, la longueur des extraits, en revanche, est croissante, de sorte qu'on peut les étudier dans l'ordre proposé.

Toute petite chrestomathie de la philosophie latine

Voici le cinquième auteur et donc le cinquième texte de l'ouvrage : Boèce s'interroge sur la recherche de la vérité, en dimètres anapestiques.

Nous arrivons au IXe siècle, et, avec la renaissance carolingienne, à la toute fin de ce que nous considérons  comme l'antiquité tardive, en étirant quelque peu cette période, où le latin est la seule langue de culture de l'Europe occidentale, où les Européens se revendiquent encore tous de l'héritage romain. Jean Scot Erigène est le dernier jalon de cette antiquité-là. Le Periphyseon est son œuvre majeure. Dans l'extrit que nous avons choisi, il évoque ce que la raison peut dire de Dieu.

Et de 7 ! Voici le fameux extrait du Proslogion d'Anselme de Cantorbéry, qui prétend apporter la démonstration dite ontologique de l'existence de Dieu.

Nous arrivons maintenant au XIIe siècle, avec Abélard. La partie proprement philosophique de ce récit est assez réduite, mais très importante au plan de l'histoire de la philosophie, et le texte est très intéressant pour entrevoir dans quelles circonstances la philosophie peut se faire.

Thomas d'Aquin est probablement le philosophe chrétien du Moyen Âge le plus important. Il s'attaque ici à la question de la vérité, en suivant Aristote (Philosophus), Avicenne et Augustin :

Le texte suivant, extrait de la Summa Logicæ, met en œuvre le fameux «rasoir d'Ockham» (qui n'est pas d'Ockham), à propos des vocables de «première» et de «seconde» intention :

Nous continuons avec un extrait de l'Opus Mājus de Roger Bacon, qui n'offre peut-être pas une très grande profondeur philosophique, mais permet d'introduire de façon légère les questions sur le langage dans le contexte médiéval. Il faut connaître les langues, dit le Doctor Mīrābilis.

Nous arrivons au terme de la première partie de notre chrestomathie philosophique, avec un extrait assez ardu du doctor subtilis : Duns Scot. Qu'est-ce qui fait l'individualité d'un individu dans son espèce ?

Et voici l'ensemble des douze premiers textes, qui couvrent l'ensemble des périodes antique et médiévale :

21 juin 2015

Petite chrestomathie de la philosophie latine (1)

Nous inaugurons ici, avec Lucrèce, une collection de textes utiles pour apprendre — une chrestomathie, donc — le latin et la philosophie. Elle couvrira l'ensemble de la latinité, du premier siècle avant J.-C. au XVIIe. En voici le programme provisoire, élaboré avec l'aide de quelques internautes philosophes :

I. Anciens

  1. Lucrèce, Dē rērum nātūrā, début du livre II 
  2. Cicéron, De officiīs, Dē amīcitiā ?
  3. Sénèque, Lettres à Lucilius
  4. Saint Augustin, chapitre X des Confessions, ou XI, IV, ch. 4
  5. Boèce, Consolation
  6. Jean Scot Erigène

II. Médiévaux

  1. Abélard
  2. Roger Bacon
  3. Saint Thomas
  4. Guillaume d'Ockham
  5. Anselme, chapitres II-III-IV du Proslogion
  6. Duns Scot

III. Humanistes

  1. Nicolas de Cues
  2. Marsile Ficin, In convivium, VI, 17
  3. Pic de la Mirandole
  4. Erasme
  5. Thomas More, L’Utopie
  6. Calvin

IV. Classiques

  1. Giordano Bruno, Le banquet des Cendres
  2. Gassendi
  3. Descartes, Meditationes, II, « Le morceau de cire »
  4. Spinoza, Traité théologico-politique, XX, 14-15 « Eloge de la liberté » ; incipit du Tractatus de Intellectus Emendatione.
  5. Locke, Epistola de Tolerantia
  6. Hobbes, Leviathan ou De Cive

17 juin 2015

Le grip propose des programmes pour le latin dans le secondaire

Le latin, dans le système éducatif français, est l’une des constituantes essentielles du domaine des Lettres, qu’elles soient « classiques » ou « modernes ». On a pu se demander si son apprentissage était indispensable. Les fondateurs de l’école primaire publique ont même dû se résoudre à le laisser en quelque sorte de côté, en en faisant une option dans le cursus des futurs instituteurs, considérant que l’étude de l’ancien français pouvait compenser ce manque. C’est ainsi que le latin n’a pu faire partie du programme des Ecoles Primaires Supérieures, ni des écoles normales, et qu’il est resté l’apanage du système secondaire, au sein duquel il a connu de nombreux avatars. La riche réflexion pédagogique primaire n’a donc pas pu profiter à l’enseignement du latin, confiné dans le secondaire et empêtré dans des querelles politico-idéologiques assez dérisoires.

Il est possible cependant que ce renoncement au latin ait été l’une des faiblesses du système primaire mis en place par Buisson. En effet, sans le latin, le recours au seul ancien français pour étudier l’histoire de notre langue se révèle assez rapidement inopérant et fastidieux. D’autre part, il apparaît que l’étude des auteurs latins les plus classiques, fût-elle rudimentaire, est presque indispensable pour apprendre à lire une partie essentielle des auteurs français. Enfin, la quasi-disparition tradition humaniste de la traduction (thème et version) pour apprendre à lire et écrire le français, pour permettre aux élèves de s’approprier les textes les plus importants, les plus beaux, les plus intéressants a pu amener les études littéraires à se perdre parfois dans des considérations aussi oiseuses qu’absconses. C’est en particulier avec le renouveau du thème et de la version, abordés d’une façon réaliste et progressive, que l’étude du latin — qui inclut forcément à la fois la langue et la littérature latine, donc sa culture — peut être un des outils qui permet d’apprendre à lire et à écrire avec davantage d’esprit de géométrie et d’esprit de finesse.

On pourrait s’étendre indéfiniment sur les finalités du latin. Le propos n’est pas là. Il faut d’abord savoir de quel enseignement nous parlons — comment, aujourd’hui, on peut enseigner le latin. C’est-à-dire, avant tout, selon quelle progression sur plusieurs années, ce qui s’appelle un programme1.

On notera que les programmes, quoique la progression d’une année à l’autre soit notée précisément, sont organisés par « cours », selon la logique moderne de l’école primaire française. Un cours se fait sur deux années : l’on étudie environ 70 % du programme du cours la première année, et on reprend ce programme intégralement pour l’approfondir la seconde année, de sorte que l’immense majorité des élèves ait acquis, à la fin des deux années une assez bonne maîtrise de l’essentiel de ce programme, qui a donc été vu et revu2.

Certains points du programme pourront demander aux enseignants un approfondissement de leur formation, tant il est vrai que bien souvent, une meilleure pédagogie d’une discipline exige une meilleure maîtrise de cette discipline.

1Comme les ministères de l’éducation nationale se sont évertués, depuis la catastrophe Vichyste, à publier des programmes de moins en moins cohérents, qui ne sont plus des programmes que par leur nom. On s’avise depuis quelques années à donner aux programmes un nom latin : il s’agit, selon une « logique curriculaire », de rédiger des curricula, pour signifier que ceux-là seront des vrais, des bons. Soit. Pourquoi pas. Cela fait toujours plaisir d’inventer l’eau tiède. En plus, quand la chose a un nom latin, elle impressionne toujours les ignorants.

2Le cas du cours d’initiation au latin, on le verra, est un peu différent, puisque la première année est beaucoup plus réduite en volume horaire.

28 déc. 2014

Petite Chrestomathie des Lettres Françaises

Voilà quelques années, j'avais publié une Petite chrestomathie des lettres françaises, à l'usage des élèves de collège. En voici la deuxième édition. Si vous souhaitiez en acquérir une édition papier, veuillez nous contacter... par le biais de l'onglet CONTACT.

10 déc. 2014

Chrestomathie platonicienne

Certains savants alexandrins, m'a-t-on dit, avaient pour usage, en lisant, en relisant les manuscrits des auteurs du canon, de marquer d'un khi les passages, les phrases qui leur paraissaient utiles à leur enseignement. Ce khi pour χρηστόν — utile — permet de construire ensuite les chrestomathies qui constituent l'un des fondements de l'enseignement des lettres. Au fil de ma lecture du Banquet, j'inaugure ici de nouveau cette pratique qui me paraît excellente :
  • Οἴεσθέ τι ποιεῖν οὐδὲν ποιοῦντες — Vous croyez faire quelque chose, et ne faites rien. (Apollodore, p. 173, d)
  • Χαλεπὸν τοῖς ἀνθρώποις ἡ μέθη ἐστίν — L'ivresse, pour les êtres humains, c'est mauvais. (Eryximaque, p. 176, d)
  • Πρεσβύτατος δὲ ὤν, μεγίστων ἀγαθῶν ἡμῖν ἐστιν — Or, puisqu'il est le plus ancien, il est pour nous le plus grand des biens. (Phèdre, p. 178, c)
  • Οὐ γάρ, οἶμαι, συμφέρει τοῖς ἄρχουσι φρονήματα μεγάλα ἐγγίγνεσθαι τῶν ἀρχομένων — Non, je ne crois pas que pour les puissants, la naissance de hautes pensées chez les hommes qu'ils dominent soit avantageuse. (Pausanias, p. 182, c)
  • Οὔτε καλὸν εἶναι αὐτὸ καθ’ αὑτὸ οὔτε αἰσχρόν, ἀλλὰ καλῶς μὲν πρᾱττόμενον, καλόν, αἰσχρῶς δέ, αἰσχρόν — Ce n'est en soi ni beau ni laid, mais beau si c'est bellement fait, laid si c'est fait laidement. (Pausanias, p. 183, d)
  • Καὶ ἔστιν αὖ μουσική, περὶ ἁρμονίαν καὶ ῥυθνόν, ἐρωτικῶν ἐπιστήμη — Et, pour la musique, elle est, à propos d'harmonie et de rythme, une science de l'érotique. (Eryximaque, p. 187, c)
  • ... la suite à venir en pdf.