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06 sept. 2015

Le pont Mirabeau

Un autre exemple de brouillon d'explication de texte, à la fois composé et linéaire (Cf. « Ne reprenez, Dames... »), avec Le Pont Mirabeau d'Apollinaire, si souvent massacré à l'oral du bac (« Ah bah c'est vachement bien passque ça parle d'amour et puis c'est moderne passqu'il y a pas de ponctuation... »)

05 sept. 2015

Commenter «Vous et vos deux frères...»

La très belle scène II de l'acte II d'Horace est ici l'occasion d'insister sur la méthode d'élaboration du commentaire d'un texte. Nous proposons ici le plan du cours que nous avons préparé afin de le montrer à des élèves de 1re L. Cette fiche a été distribuée à la classe, et la troisième partie a été laissée en blanc, afin que la méthode proposée y soit mise en application par les élèves. On remarquera la méthode légèrement différente de celle du billet précédent : nous nous écartons un tout petit peu plus du texte pour donner davantage forme au discours qu'on va produire.

P.S. Encore une fois, la fiche est manuscrite, pour montrer un exemple concret aux élèves... en tant que tel, imparfait : on voudra bien en particulier nous pardonner la désagréable pente de la mise en page :)

Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé...

Le sonnet XXIV de Louïze Labé Lionnoise est un assez joli et piquant sonnet. Nous l'avons choisi pour illustrer une façon de préparer une explication de texte — ce que la prose pédagogico-ministérielle appelle de nos jours une «lecture analytique». Il s'agit de:

  1. Copier le texte
  2. En établir le plan structuré semi-détaillé (I, II... en rouge; A, B... en vert), qu'on indique sur le côté
  3. Choisir 2 ou 3 mots, expressions, figures... remarquables au plan littéraire qu'on souligne en bleu, avec éventuellement, un mot ou deux pour se rappeler ce qu'on veut en dire.
  4. Pour chaque sous-partie, après une flèche, indiquer ce qu'on veut en dire, l'interprétation qu'on en propose (synthèse des remarques faites en bleu), de sorte qu'on transforme le plan du texte en plan du commentaire. Même chose, ensuite pour les grandes parties.

Ce qui nous paraît particulièrement intéressant dans cette méthode, c'est qu'elle contraint à coller au texte, à éviter les vains bavardages théorico-jargonnesques, fussent-ils brillants : il s'agit, au sens propre, d'ex-pliquer le texte, de déplier ce qu'on ne voit pas forcément au premier abord pour être en mesure d'en ressentir les forces. On passe le moins de temps possible à construire un discours qui jette un voile sur le texte, et le plus de temps possible à connaître et comprendre profondément le texte.

Vous noterez aussi que nous avons conservé l'écriture manuscrite : même en dehors d'une situation d'examen en temps limité, elle nous paraît un élément essentiel de l'appropriation physique du texte. D'autre part, toutes les remarques ne sont pas facilement lisibles, du fait à la fois de la caractère relâché de la graphie et des ellipses propres à un brouillon fait pour être utilisé dans les minutes qui suivent son élaboration: il ne s'agit pas de proposer une explication de texte, mais de montrer comment on peut la préparer.