Louise Labé

Débat de Folie et d’Amour


En 1555, Louise Labé fait paraître chez Jean de Tournes son unique livre, intitulé Œuvres. Elle y est présentée comme la « nouvelle Sappho », à cause en particulier lasaisissante série des vingt-quatre sonnets que chacun connaît. Mais avant ses poèmes, elle a fait insérer un texte très étrange et très passionnant, un véritable petit bijou : le  Débat de Folie et d’Amour.
Apollon et Mercure, qui se font les avocats de Cupidon et de la déesse « Folie », proposent une vision de l’amour sur lesquelles Jupiter vient trancher in fine. « L’érudite gaillardise » dont fait preuve ici celle qu’on appela « La belle cordière » donne à voir les qualités d’un très délectable et très plaisant humanisme au féminin, au moment où la Renaissance française allait s’abîmer dans les guerres de religion. Mais la légèreté de Louise Labé n’est que la forme dont s’empare le véritable grand sérieux quand il veut vraiment connaître l’homme dans sa complexité : le divin Banquet auquel nous convie la poétesse lyonnaise parle d’amour avec une ivresse plus réjouissante encore que celle d’Aristophane au Banquet de Platon.
La Nouvelle Bibliothèque Humaniste en propose une édition entièrement nouvelle dont l’orthographe est modernisée, où les particularités de la langue du XVIe siècle sont éclaircies, pour rendre ce texte extraordinaire accessible à tous. Feuilletez-le et achetez-le ici : Débat de Folie et d’Amour.