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25 sept. 2015

Etudier Mme Bovary en Terminale (2)

Suite du billet précédent.

Lors de la troisième séance, nous avons « corrigé » le travail fait pendant la semaine, en écoutant et en reprenant ce que les élèves avaient complété dans les deux dernières pages des documents précédents (intérêt des citations pour la fin du chapitre I, choix de deux passages dans une « partie » — choisie elle aussi par l'élève — du chapitre II). Nous avons commenté les passages choisis par un ou deux élèves et le professeur dans les chapitres III et IV.

J'ai ébauché une explication du titre que j'avais donné au chapitre V (« Ah les beaux jours de bonheur indicible ! ») en lisant le poème de Verlaine d'où il était extrait. Les élèves devaient, pour le cours suivant, relire le dit poème pour le comparer au récit de Flaubert, annoter les passages choisis par le professeur, les compléter, le cas échéant par les siens propres, et faire le même travail pour les chapitres 7 à 9.

24 juil. 2015

Plan de Mme Bovary

Le plan ci-joint donne un titre à chacun des chapitres de Mme Bovary, ainsi qu'aux parties du roman. Le mouvement de chacune des parties, en trois ensembles est aussi donné. De même que pour notre plan de La Princesse de Clèves, ce plan doit permettre de relire le roman de Flaubert de façon sélective, de situer un extrait avec précision, mais aussi de réfléchir à une interprétation du livre.

19 juin 2015

Lamartine, «Les Voiles»

Au bac de français, dans la série littéraire, est tombé cette année, pour le commentaire, un poème de Lamartine. Nous vous proposons ici une esquisse de corrigé — en fait des éléments qui auraient pu servir à composer un commentaire de ce poème. Le plan du texte est donné, des remarques sur l'écriture sont ébauchées. Il reste à en formuler les effets pour construire un discours cohérent.

21 fév. 2015

Rhétorique de l'écriture d'invention 2015

Les sujets d'écriture d'invention proposés au bac de français ressemblent parfois à des sujets «d'imagination» du brevet des collèges. Mais s'ils sont proposés après deux années de lycée, au cours desquelles les élèves doivent avoir appris à voir l'originalité d'un texte littéraire, cette épreuve ne saurait se réduire à l'évaluation d'un talent inné pour «raconter des histoires» ; il s'agit ici encore de faire preuve de culture, de capacité d'analyse et de réflexion. En effet, on ne saurait exiger d'un élève de seize ou dix-sept ans d'être un grand écrivain qui révolutionnerait la littérature, tant au plan des idées qu'au plan du style; en revanche on peut lui lancer un défi exigeant mais accessible : transposer intelligemment la culture qu'il a acquise pour l'adapter au sujet qui lui est proposé.

C'est pourquoi l'on peut considérer que ces sujets d'invention sont en réalité des sujets d'imitation. Nous proposons ici une méthode pour composer de telles imitations — une rhétorique du sujet d'invention lorsqu'il est en réalité un sujet d'imitation.

P.S. Cette fiche est une nouvelle version de celle qui fut proposée dans un billet de juillet 2012.

03 déc. 2014

De la Russie à l'Amérique

Comme nous aimons les listes, et comme nous aimons les grands livres, encore une liste de livres, pleine d'arbitraire subjectif, pour découvrir la littérature au-delà de la France, dans «l'espace culturel européen».

23 sept. 2014

Discours de la méthode

Non, non, il ne s'agit pas de Descartes, mais d'un petit précis de méthode pour réussir l'année de première en français et en littérature, écrit à destination d'élèves de 1re L.

03 sept. 2014

Liste de bac

Dans le jargon qui a cours actuellement dans l'éducation nationale, on l'appelle "descriptif des activités". En voici un exemple, qui a semblé utile à plusieurs collègues, quoiqu'il soit truffé de défauts et d'insuffisances. En particulier, le nombre de textes présentés (28) est un peu limité pour une 1re L.

Au fait, pour les non-initiés :

«Lecture analytique» = explication de texte.

«Lecture cursive» = Lecture personnelle des élèves, très légèrement accompagnée par le professeur.

«Objet d'étude» = partie du programme officiel concernée.

29 août 2013

Vīta Nerōnis

Une nouvelle édition de la Vīta Nerōnis sort aux éditions du Relief ces jours-ci, à l'intention des jeunes gens qui présenteront le latin au bac en 2013 et 2014, accompagnée d'un dossier complet, d'extraits de traductions du XVIe siècle à nos jours et d'une abondante annotation, tant au plan de la langue qu'à celui de l'histoire. Voici la présentation qu'en font les auteurs:

À l’occasion de l’inscription de la Vīta Nerōnis au programme du baccalauréat pour les années 2014 et 2015, nous nous proposons d’offrir aux lycéens et aux amateurs de latin une édition qui renouvelle et refonde l’étude du latin. Cette édition rend accessible le texte de Suétone, en latin, et avec l’appui des technologies du XXIe siècle.

Mission impossible, nous répondra-t-on : le latin, définitivement, n’est pas une langue « facile » ; même un latiniste chevronné doit, pour lire un texte en latin, fournir un effort considérable. Le seul moyen d’échapper à la difficulté du latin, c’est d’échapper au latin. Il est vrai que si l’on ne s’intéresse qu’à ce qui est facile, mieux vaut fuir l’étude du latin ; mieux vaut même,d’ailleurs, fuir les études en général...

Là n’est pas la question. Nous nous adressons à ceux qui souhaitent accéder directement à un texte écrit voilà deux mille ans, et avoir le sentiment d’approcher le plus près possible l’esprit et la voix du peuple qui domina le monde pendant plus de cinq cents ans. À ceux-là, nous proposons un texte à la fois complet et accessible. Comme nous n’avons pas eu la chance que nos parents nous parlassent latin au berceau, nous acceptons bien volontiers quelques béquilles pour le lire « dans le texte ».

Pour ce faire, nous continuons une solide tradition scolaire, en accompagnant le texte d’un dossier et de notes qui éclairent et font vivre le monde que décrit Suétone. Surtout, nous reprenons l’édition du texte pour qu’elle soit le plus accessible pour des jeunes gens nés à la fin du XXe siècle, à l’exemple des grammairiens alexandrins qui rendaient accessible Homère et Sophocle aux Égyptiens, aux Perses, aux Indiens, qui avaient appris le grec comme une langue étrangère.

D’une part, toutes les difficultés de la langue de Suétone, lorsqu’il s’écarte de la norme grammaticale scolaire, sont éclaircies par des notes de bas de page. D’autre part, avec l’aide que nous offrent les logiciels modernes de traitement du texte, nous avons revu toute la ponctuation traditionnelle du texte, puisqu’elle relève presque intégralement de l’éditeur (elle était quasi inexistante à l’époque classique), toujours pour rendre la lecture plus fluide et l’analyse plus souple. Ainsi, nous avons raccourci autant que possible toutes les phrases. Non que nous les ayons amputées : nous avons simplement placé un point dès que c’était logiquement possible, y compris en cas d’asyndète, de coordination par un simple -que. Bien plus souvent que nos prédécesseurs, nous avons considéré les pronoms relatifs comme des « relatifs de liaison ». De sorte que le nombre de « périodes », de longues phrases devant lesquelles notre esprit, quelquefois un peu embrumé ou découragé, reprend son souffle avec une légère pointe d’angoisse, est considérablement réduit. Nous avons aussi usé de la virgule et du point-virgule sans parcimonie, considérant en particulier que les participes sont apposés, quand bien même le pronom auquel ils se rapportent n’est pas exprimé, de sorte que les groupes de mots sautent aux yeux du lecteur : le temps de réflexion et d’analyse est dès lors raccourci.

Enfin, avec l’aide du logiciel Longīs, élaboré par Gilles de Rosny, nous avons marqué par des signes de « longue » (des macra) toutes les voyelles longues du texte. Aux passionnés qui souhaitent s’approcher autant que possible de la vōx latīna, de son accentuation et de sa prosodie, ces signes diacritiques apportent une aide précieuse ; mais surtout, quel que soit l’intérêt qu’on porte à la restitution de la voix des latins, cette information supplémentaire simplifie la tâche de qui veut comprendre un texte latin. De même qu’un Latin entendait qu’un nom en -ā était un ablatif, qu’un autre en -ūs était un génitif, de même notre lecteur moderne verra que tel adjectif en -a ne saurait se rapporter à tel nom en -ā.

Si vous êtes latinistes, faites-en l’expérience ; lisez quelques lignes de notre édition. Vous constaterez de vous-même combien la lecture en est facilitée. Si vous êtes enseignant, faites l’expérience d’en traduire un passage avec vos élèves. Vous verrez la différence !

Nicolas Lakshmanan

professeur agrégé de grammaire

Christophe Raphel

professeur agrégé de lettres classiques