lettresclassiques.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

13 mar. 2019

Débat de Folie et d'Amour

Louise Labé

Débat de Folie et d’Amour


En 1555, Louise Labé fait paraître chez Jean de Tournes son unique livre, intitulé Œuvres. Elle y est présentée comme la « nouvelle Sappho », à cause en particulier lasaisissante série des vingt-quatre sonnets que chacun connaît. Mais avant ses poèmes, elle a fait insérer un texte très étrange et très passionnant, un véritable petit bijou : le  Débat de Folie et d’Amour.
Apollon et Mercure, qui se font les avocats de Cupidon et de la déesse « Folie », proposent une vision de l’amour sur lesquelles Jupiter vient trancher in fine. « L’érudite gaillardise » dont fait preuve ici celle qu’on appela « La belle cordière » donne à voir les qualités d’un très délectable et très plaisant humanisme au féminin, au moment où la Renaissance française allait s’abîmer dans les guerres de religion. Mais la légèreté de Louise Labé n’est que la forme dont s’empare le véritable grand sérieux quand il veut vraiment connaître l’homme dans sa complexité : le divin Banquet auquel nous convie la poétesse lyonnaise parle d’amour avec une ivresse plus réjouissante encore que celle d’Aristophane au Banquet de Platon.
La Nouvelle Bibliothèque Humaniste en propose une édition entièrement nouvelle dont l’orthographe est modernisée, où les particularités de la langue du XVIe siècle sont éclaircies, pour rendre ce texte extraordinaire accessible à tous. Feuilletez-le et achetez-le ici : Débat de Folie et d’Amour.

10 mar. 2019

La Nouvelle Bibliothèque Antique : un nouveau souffle pour les textes antiques

Pourquoi une nouvelle édition du Dē amīcitia ?

Pour se la procurer :
Nos marque-page, tableaux de déclinaison et de conjugaison avec les longues :

11 fév. 2018

L'Énéide

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux. Si nous suivons Musset, le chant IV de l’Énéide de Virgile — qui raconte les amours d’Énée et de Didon, et la fin terrible de celle qu’on appelle aussi Élissa, reine de Carthage — en est non seulement le plus célèbre, mais aussi, probablement, le plus beau. Mais qui peut en profiter ? Les traductions françaises qu’on en a, mise à part celle de Du Bellay, ne parviennent pas à rendre justice au texte de Virgile, à en rendre l’incroyable vigueur.
Pour entendre Virgile, pour entendre Didon, il faut aller aussi directement que possible à la source. Or, même pour un très bon latiniste, la lecture cursive de l’épopée virgilienne dans le texte reste chose bien ardue. Nous avons voulu qu’elle devienne possible grâce à quelques artifices et béquilles destinés aux malheureux qui n’ont pas eu la chance de naître en Italie à l’époque de César et Cicéron, en nous appuyant sur la grammaire et notre expérience d’aède, de jongleur, de diseur de vers.

Ainsi les voyelles longues sont-elles marquées d’un macron, qui facilitera la restitution de l’hexamètre et l’analyse grammaticale, qui pourra se faire aussi intuitivement que possible. Les voyelles et diphtongues « élidées » sont notées en exposant, afin de permettre une lecture rythmée de l’hexamètre plus facile — même si nous croyons que « l’élision » n’implique pas forcément de disparition réelle de la voyelle : elle peut se réaliser à la pause, comme l’-e de la césure épique dans la chanson de geste.
Suivant une longue tradition, nous séparons le chant en ensembles de vers qui offrent une cohérence sémantique ; ils apparaissent comme des « laisses » de la chanson de geste, marquées par une lettrine, elles-mêmes organisées le plus souvent en deux ou trois sous-ensembles, de sorte que la structuration typographique accompagne le souffle du lecteur.
Nous proposons aussi une ponctuation aussi sensible que possible, qui offre des clés supplémentaires et immédiates pour l’analyse de la phrase ; en particulier, nous avons essayé de séparer les groupes de mots qui sont syntaxiquement et sémantiquement immédiatement intelligibles pour l’intuition, en particulier dans les vers où Virgile joue de la séparation poétique entre le nom ou le pronom et l’adjectif.
Enfin, nous nous sommes livré à la marotte que nous défendons dans notre thèse de doctorat, en colorisant les temps verbaux, afin que le lecteur sente mieux les variations d’attitude du locuteur relativement à ce qu’il raconte. Ce faisant, nous lui facilitons par-dessus le marché l’analyse : la structure de la proposition lui saute ainsi directement aux yeux.

En outre, les principales difficultés liées à la langue ou au contexte culturel sont éclairées par une annotation choisie.

Notre édition de l'Énéide avance... nous sommes au chant IV. Nous plaçons ici aussi les fichiers odt, de sorte que ceux qui veulent se débarrasser de certains de mes artifices typographiques puissent le faire.

18 déc. 2016

D'adorables petites déesses

Parce que certains de mes élèves aiment beaucoup la mythologie, une petite friandise de Noël :

21 fév. 2016

Ceux qui désirent autre chose

Le livre I des Satires d’Horace paraît en 35 ou 34 avant J.-C., alors que l’alliance entre Octave et Marc-Antoine commence à se fissurer. Pendant qu’il mène campagne en Illyrie, Octave laisse aux commandes de Rome et de l’Italie le richissime Mécène, l’un de ses plus sûrs hommes de confiance. Horace est, quoiqu’il ait été tribun militaire dans le camp républicain, avec son ami Virgile, l’un des poètes qu’il protège et soutient.

Les Satires sont en réalité, d’après leur titre original, des Sermōnēs — c’est-à-dire, bien qu’écrits en hexamètres dactyliques, des conversations enjouées et légères : le moraliste évoque le quotidien des Romains avec une réjouissante familiarité.

Nous livrons ici la première de ces satires, qui évoque d’une façon extrêmement vive, dans un style aussi mordant que séduisant, l’éternel mécontentement des hommes, qui trouvent que l’herbe est toujours plus verte dans le champ des voisins, à commencer par celui de l’avare.

Notre texte est macronisé et ponctué de la façon la plus suggestive possible, afin d’en rendre la lecture aussi naturelle que possible : le caractère presque sautillant de l’hexamètre d’Horace devrait être sensible, même aux latinistes les moins ferrés en versification.

Les difficultés liées à la langue ou au contexte culturel sont éclairées par une annotation choisie ; les mots absents des Mots Latins de Fernand Martin sont donnés, de sorte qu’on pourra se passer du Gaffiot et de ses chausses-trapes.

19 fév. 2016

Bellum Gallicum

696 ab urbe conditā — nous sommes en 58 avant J.-C. César, sous prétexte de la migration des Helvètes, part conquérir la Gaule. Le récit de cette conquête, quoique assez fidèle, est l’une des armes qui lui permettra de l’emporter sur Pompée et de prétendre au pouvoir absolu. Le livre I du Bellum Gallicum, que nous livrons ici,raconte cette première année de campagne, où César règle le compte des Helvètes puis de l’arrogant Arioviste.

Notre édition, ponctuée de frais et macronisée, est pourvue de titulī de notre cru qui doivent en favoriser la lecture apertō librō. Indiqués en marge et récapitulés dans une table des matières (capita rērum), appuyés sur une riche et éclairante annotation historique et contextuelle, ils aident à se frayer un chemin aux côtés de César dans la Gaule du Ier siècle avant J.-C.

L’annotation linguistique débrouille les quelques constructions difficiles : le style de César, comme celui de Cicéron, est, par essence, le style classique décrit par les grammaires ; surtout, la ponctuation et la notation des longues, qui permet de mieux distinguer nombre de formes, éclaircissent la lecture en facilitant l’analyse. On a cependant veillé à ce que les rares mots absents des Mots Latins de Fernand Martin soient traduits, de sorte qu’on pourra lire ce livre en évitant de se perdre dans le Gaffiot.

09 mar. 2014

Karthāginem

Voici le fruit des dernières semaines : le chant I de l'Enéide, ponctué de neuf, macronisé, les élisions marquées. Nous lui avons aussi attribué un titre fort peu orthodoxe, ci-dessus. Remarquez aussi les intertitres qui proposent de voir une structure fort moderne dans ce chant, puisqu'ultra féminine: Junon, Vénus, Didon. Bonne lecture !