Tenir un carnet de lecture peut être à la fois un plaisir et un moyen d'améliorer son orthographe, sa ponctuation, son style et son vocabulaire. Nous en proposons ici un exemple, où nous avons mis l'accent sur le vocabulaire, en relevant  environ 250 mots dans L'étranger de Camus, proposé à des élèves de 1re en «lecture cursive». Ces mots sont ceux dont notre expérience d'enseignant qu'ils ne sont pas maîtrisés par une bonne partie de nos lycéens, de sorte qu'au moins les deux-tiers des élèves a besoin d'en travailler au moins le tiers.

On notera qu'il est important de relever la phrase dans laquelle on a trouvé un mot difficile, avec le plus grand soin — un soin qui n'implique pas la souffrance, mais le triple plaisir d'apprendre, du travail bien fait et de s'approprier un style de qualité. On remarquera aussi le fait que ce travail est fait à la main — ce qui permet d'impliquer davantage le corps, et donc le plaisir.

On peut envisager de proposer, comme suite à ce travail, une interrogation de vocabulaire sur les mots relevés, où l'on pourrait alterner les questions qui demandent une définition, de compléter des phrases lacunaires, de composer des phrases avec tel ou tel mot des mots du livre.

On peut envisager de donner aux élèves la liste complète des mots relevés pour qu'ils préparent leurs révisions, et qu'ils aperçoivent ce qu'ils peuvent apprendre à l'aide d'un véritable travail de lecture.