Les exemples-types, en latin, constituent l'une des avancées majeures de la pédagogie du latin au XXe siècle. Mais il semble que le grec ancien fut un peu laissé de côté à l'époque. A l'époque en effet, ils n'étaient pas nécessaires pour les notions de base, qui avaient déjà été vues en latin : personne ne faisait de grec sans avoir fait de latin.

Aujourd'hui, nous avons des élèves qui apprennent le grec sans avoir appris le latin ni l'allemand ni aucune langue à cas. Même ceux qui ont appris le latin, très souvent, n'ont pas compris le système des cas. Je pense que des exemples-types que tous les professeurs de lettres classiques de France et de Navarre utiliseraient seraient salutaires. Mais je ne connais pas encore d'équivalents aux exemples-types arrêtés par la circulaire du 20 août 1979 pour le latin.

Allard et Feuillâtre, Ragon et Dain proposent des exemples-types ; mais ce ne sont pas les mêmes. Ceux qu'Allard et Feuillâtre encadrent ne sont pas les plus importants, mais en quelque sorte les exceptions liées au grec : Οὐδὲ λανθάνει τὸν θεόν, pour l'accusatif par exemple. Après étude des exemples proposés par Allard & Feuillâtre, Ragon & Dain, Bertrand, Bizos, Boxus, Humbert, Koch, Laurand & Lauras, Lebeau & Métayer, Riemann & Goelzer, Vernhes, voici les exemples-types que je proposerais.

J'en ai écarté la plupart des citations d'auteur (que préfèrent L&M, Koch et d'autres) : elles sont trop complexes et moins immédiatement parlantes. Je n'ai pas retenu la plupart des choix de Bertrand ou de Vernhes, parce qu'ils tournent autour d'une même image (l'étranger d'un côté, le cheval de l'autre), de sorte que ce qu'ils évoquent n'est pas vraiment un auxiliaire pour la mémoire. J'ai choisi d'être le plus proche possible de la liste des exemples-types recommandés pour le latin, parce que je pense vraiment qu'en France il est bon de relier ces deux enseignements autant que possible, aussi bien pour les élèves que pour les enseignants. J'ai modifié cependant les exemples peut-être trop reliés au monde romain, qui ne sonnaient pas très grec; en particulier, pour les compléments de lieu, j'ai éliminé les noms propres, liés aussi au fait qu'en latin, ils avaient des particularités à peu près inexistantes en grec. J'ai pour l'instant laissé de côté, de façon fort discutable, les accusatifs d'étendue et de relation.

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