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29 nov. 2016

Les déclinaisons latines

Il apparaît que nombreux sont ceux qui ne connaissent pas, dans les déclinaisons latines, la longueur des désinences. Or quelques-unes sont très utiles pour comprendre les textes, et en particulier lorsque les longues y sont indiquées (on distingue plus facilement un ablatif féminin singulier d'un neutre accusatif pluriel, par exemple). Voici donc un tableau des règles de déclinaison en latin, où les longues sont indiquées.

(Tableau complété avec la déclinaison de l'adjectif et quelques techniques d'apprentissage.)

30 oct. 2016

Ça s'en va et ça revient...

Une fiche probablement inédite, pour apprendre à distinguer «sa» et «ça»...

24 oct. 2016

Présenter une copie (2)

Après l'en-tête de la copie, on peut passer à l'ensemble de la première page, en y ajoutant quelques exigences d'orthographe, de syntaxe et de mise en page. Voici ce que nous allons proposer à notre classe de seconde, qui satisfait à 90% les exigences de la première fiche.

Notons que jusque-là, nous faisions remarquer les erreurs évoquées ici, qui pouvaient éventuellement faire perdre des points (par exemple en ce qui concerne l'orthographe sur une copie de français) ; mais elles ne rendaient pas la copie inacceptable : ce n'est qu'à partir du mois de novembre que nous devenons intransigeants sur la première page — et encore uniquement sur les points mentionnés sur la fiche. Si jamais une copie ne respectait pas ces consignes, le professeur prend toutes mesures utiles pour veiller à ce que cela ne puisse se reproduire : explications et devoirs supplémentaires, première page refaite, etc. Nous considérons que c'est notre responsabilité que d'apprendre à l'immense majorité d'une classe à accomplir ce qui est la portée de tous, et peut rendre de grands services par la suite : nous nous devons donc d'y consacrer du temps et de l'énergie.

Pour ma part, je module entre les DM et les DS : dans les DM, si les erreurs ne sont pas trop nombreuses, je corrige en prévenant des risques lors du DS à suivre ; sinon, je ne corrige pas, ou peu, la copie. C'est pour les DS que je demande de retravailler ce qui est nécessaire pour obtenir la correction de la copie ou la note.

Voici ce que cela donne en novembre dans une classe de 1re ES :

La discussion continue ici.

22 oct. 2016

Héhé... La médecine d'une méthode toute... classique

Il est de certaines maladies prétendument incurables qui ne résistent pas à un bon bouillon, tel que celui-ci. Nous le donnons, à doses variées, à partir du mois de novembre, aux impatients qui nous rendent des copies où l'on voit une confusion entre «et» et «est» sur la première page. A partir du mois de janvier, c'est dans toute la copie que cette faute appelle un tel remède.

N.B. Ce remède est l'alter ego d'un autre vieux remède : ici. (Le fichier pour les très-audacieux a été corrigé et mis à jour.)

18 sept. 2016

Présenter une copie

Beaucoup pensent que la présentation est une affaire accessoire. Et ils ont raison. Mais s'ils ne voient pas que cette affaire accessoire est en même temps très importante, ce qu'ils se gourent, ce qu'ils se gourent... Le bons sens, mais aussi l'expérience montrent qu'en étant très exigeants sur ces détails, on obtient de très beaux résultats. En effet, on peut être en ce domaine très très exigeant, parce que il y est tout à fait possible, pour tous les élèves, d'y approcher une quasi perfection. De sorte que c'est très plaisant pour les élèves parce qu'ils peuvent réussir — non parce qu'ils peuvent réussir, mais parce qu'avec un tout petit peu d'exigence, lorsqu'elle est commune à plusieurs professeurs, et de pédagogie, ils réussissent effectivement tous. Surtout, c'est un moyen de commencer à améliorer la concentration, le plaisir de travailler, l'orthographe et l'organisation, et c'est un moyen dont il est difficile de se passer surtout avec les élèves les plus en difficulté. Et je passe sur le plaisir qu'a le professeur de corriger des copies bien présentées, décuplé par celui de voir ses élèves véritablement progresser dans le contenu de la copie.

Ci-jointe une fiche distribuée à tous mes élèves en début d'année, avec la complicité de plusieurs de mes collègues, de mathématiques, de sciences économiques ou d'histoire et de géographie.

16 sept. 2016

La Tortue lycéenne, deuxième épisode

Suite à une discussion avec une collègue, qui se demandait si mes élèves ne se lassaient pas d'étudier si longuement un texte qu'ils le font avec moi, et parce que la question en soi me paraissait... comment dire ? Du point de vue de mon expérience, elle est en quelque sorte «à côté de la plaque», comme l'idée qu'un mien inspecteur formulait à propos de la lassitude qu'il supposait venir de plus en vite chez nos élèves — et qu'il fallait éviter par la vitesse. Suite à cette discussion donc, j'ai raconté à nouveau (ici) une heure de cours en seconde : il me semble que ma pratique pédagogique est à des années-lumière de ce que beaucoup peuvent imaginer. Et pourtant elle est bien réelle et tout à fait possible: le dépaysement que je propose ici peut profiter à la réflexion de beaucoup, me semble-t-il.

09 sept. 2016

Leçons de latin — seconde

Reprenant du latin en seconde, je m'essaie à rédiger les leçons nécessaires d'initiation pour mes élèves qui ne parviennent pas à se souvenir du sens du nominatif ou de l'accusatif. Chaque leçon se veut adaptée pour deux heures de cours. Je m'efforce de veiller à ce qu'une véritable progressivité soit assurée: on avance pas à pas, de façon que tous comprennent et capitalisent les connaissances solidement.

Ainsi, les deux premières leçons ne comprennent pas d'exercices en latin: la priorité est donc pour l'instant la compréhension de la grammaire française, de la façon la plus simple et intuitive possible. Les phrases d'exercice en latin n'arriveront qu'après avoir présenté les déclinaisons de façon intelligible pour nos élèves, et donc après avoir repris les notions basiques d'analyse grammaticale.

Enfin, on le verra, ces premières leçon s'appuient sur l'ouverture de l'Énéide, qu'on fait découvrir et apprendre très progressivement aux élèves. Ainsi, chaque leçon se veut doublement profitable — d'abord en tant qu'auxiliaire du cours de français, ensuite parce qu'elle enseigne efficacement, sans poudre aux yeux, la langue latine.

En .odt, avec des commentaires pour le professeur:

19 mai 2016

Questionner un texte

Apprendre à commenter un texte est une tâche très difficile pour les élèves. Pour ce faire, peut-être des questionnaires guidés sur les textes sont-ils utiles. Mais il me semble que le plus souvent, les questionnaires proposés invitent les élèves à un impressionnisme de mauvais aloi, à un manque d'attention à la matière du texte. Je me suis donc proposé de réaliser un questionnaire de lecture qui inviterait à une véritable analyse du texte, en l'occurrence pour un extrait de Bérénice.

C'est le genre de travail qui, me semble-t-il, peut être proposé aux élèves pour les aider à progresser dans le cadre des devoirs faits à la maison. En tout cas, il me semble que c'est ce genre de propédeutique qu'il est bon de proposer en classe de seconde, lorsqu'on initie à l'exercice du commentaire et de l'explication de texte — qu'on peut appeler, si on a le goût de changer le nom des choses tous les dix ans, «lecture méthodique» ou «lecture analytique».

27 mar. 2016

Œdipe Roi

Pour relire l'Œdipe Roi de Sophocle, en saisir mieux la structure, pour éventuellement le comparer avec le film de Pasolini, on peut se servir du plan que nous en avons établi ci-dessous. On apercevra en particulier l'évolution du chœur, en reliant la parodos et les stasima. On pourra ainsi travailler aux transpositions que Pasolini en fait dans son film (images, chants et autres transformations). On remarquera aussi la place centrale du deuxième épisode, lui-même articulé autour du commos qui amène la stupéfiante scène d'intimité entre Œdipe et Jocaste.

P.S. Deux représentations d'Œdipe-Roi au grand auditorium de la BNF, dans le cadre des Dionysies organisées par la compagnie Démodocos: dimanche 3 avril à 15 heures, mercredi 6 avril à 18 heures.

12 mar. 2016

Bac de littérature — Mme Bovary

L'épreuve de littérature au bac L est particulièrement difficile à négocier du fait de son format : il faut répondre à deux questions littéraires, sur l'une des deux œuvres au programme, en deux petites heures. Les questions impliquent une réflexion à la fois élaborée et rapide, au sujet d'œuvres, en tout cas cette année, particulièrement difficiles: Mme Bovary d'un côté et Œdipe Roi vu par Sophocle et par Pasolini, de l'autre.

Pour donner une idée de ce qu'on peut attendre d'un élève de Terminale, voici un sujet que j'ai pu donner à mes élèves, avec une proposition de corrigé, qui tient compte de la contrainte de temps : je l'ai réalisé en une petite heure et demie. Ce n'est donc pas impossible d'y parvenir en deux heures pour un élève. Remarquez la quantité que représente un tel devoir : en deux heures, il ne paraît pas raisonnable de chercher à rédiger beaucoup plus qu'une copie double (avec une écriture de taille moyenne, telle qu'on l'attend le jour du bac).

Remarquez aussi ce qu'il en est de l'annonce de plan : pour la question sur douze points, je ne l'ai rédigée qu'après coup. Il faut en effet se lancer dans la rédaction très vite après avoir choisi les exemples qu'on analyserait, et je n'ai pu me tenir à ce que j'avais prévu initialement. J'ai donc permis à la réflexion de se développer, et me suis arrêté après avoir développé trois idées différentes. C'est alors que j'ai rédigé mon annonce de plan, pour laquelle j'avais laissé de la place. Pour la seconde question, sur huit points, le développement d'une idée m'amenait déjà à deux pages de réflexion et 35 minutes de travail: je me suis arrêté et ai annoncé, après coup que je ne travaillerai qu'à partir d'un exemple (quoique je l'eusse utilisé en articulant une citation avec sa place dans l'architecture du récit, et eusse donc évoqué trois éléments textuels différents — une phrase, le rapport entre le titre et les personnages qu'il évoque, et le rapport entre les deux morts des deux Mme Bovary).

11 mar. 2016

La conjugaison latine

L'infectum

Voici une fiche qui résume la moitié (l'infectum) de toute la conjugaison latine... en montrant qu'elle est accessible même à un in-fans, puisqu'il suffit de savoir babiller «Areuh» !

Le perfectum

Ce jour-là, c'était d'une fermière que Zeus-Jupiter était tombé amoureux. Mais, alors qu'il manigançait ses manœuvres avec le fiston porteur de messages pour approcher la belle malgré l'époux indélicat, la déesse aux yeux de vache, la belle Héra, écoutait aux portes. Elle prit donc ses dispositions...

Pour obtenir les faveurs de notre belle et fraîche Perrette, sans éveiller les soupçons du mari, notre tombeur divin se fait coq dans la basse-cour. Oui, mais pas de Perrette à la ferme ; juste une vilaine poulette un peu déplumée... Héra-Junon avait devancé le dieu du tonnerre en faisant de sa rivale une vile et veule volaille.

L'ami Jupiter rentre furieux sur l'Olympe. Avant d'aller s'asseoir sur son trône, il jette un coup d'œil dans les appartements de sa femme, qu'il entend rire avec une joie tonitruante. Il s'assoit en bougonnant au sommet de la montagne des dieux et se frise les moustaches, quand son boiteux de fils vient lui demander ce qui lui arrive. Il lui raconte tout, jusqu'aux rires de sa femme. Et Mercure de se précipiter dans la salle :

— Héra, e(lle) rit ! e(lle) rit !

— Y sait.

Et les dieux nous avaient donné le moyen de connaître la conjugaison du perfectum en latin. (ERA/ERI/ERI/ISSE)

Les 22 verbes fondamentaux

La conjugaison des verbes latins n'est pas aussi difficile que celle des verbes grecs. Il peut être bon cependant de l'apprendre méthodiquement. De quels verbes faut-il apprendre les temps primitifs en priorité ? Voici une liste organisée des 22 verbes les plus importants, qu'il faut absolument connaître pour lire et écrire en latin. Avec leurs composés, ils représentent plus d'un tiers des occurrences verbales dans la littérature latine classique.

Ils sont présentés ici de façon mnémotechnique : 2 fois 3 verbes irréguliers, au sens où on ne peut les ranger sous aucune conjugaison « régulière », et 4 fois 4 verbes « classables ». On peut considérer que ces temps primitifs sont ceux qu'il est indispensable de connaître lorsqu'on passe le bac de latin.

(Notez bien que reddō n'est pas un verbe de la 1re conjugaison, mais est bien un verbe en consonne : il nous a paru cependant plus commode de le ranger sous le verbe , auquel il est apparenté.)

Les 47 verbes essentiels

Après les 22 verbes fondamentaux, voici les 47 verbes essentiels; en ajoutant les uns aux autres, vous connaîtrez plus de la moitié des verbes que vous croiserez dans à peu près n'importe quel texte latin. On a aussi ajouté, ici et là, deux ou trois «trucs» mnémotechniques un peu idiots...

10 mar. 2016

Cicéron

Nos éditions des textes de Cicéron :

  1. L'exorde de la première Catilinaire de Cicéron, avec les longues:

  2. L'édition de la troisième philippique destinée à la déclamation : les voyelles longues par nature y sont notées, grâce à l'aide du logiciel de Gilles de Rosny. C'est le texte qui a été dit à Grenoble le 28 janvier pour l'équipe "Rare" de l'université Stendhal. La ponctuation et la mise en page ouvrent la voie à une lecture — compréhension et déclamation — plus accessible et naturelle:
  3.  Notre édition complète et annotée du Dē amīcitiā:

21 fév. 2016

Ceux qui désirent autre chose

Le livre I des Satires d’Horace paraît en 35 ou 34 avant J.-C., alors que l’alliance entre Octave et Marc-Antoine commence à se fissurer. Pendant qu’il mène campagne en Illyrie, Octave laisse aux commandes de Rome et de l’Italie le richissime Mécène, l’un de ses plus sûrs hommes de confiance. Horace est, quoiqu’il ait été tribun militaire dans le camp républicain, avec son ami Virgile, l’un des poètes qu’il protège et soutient.

Les Satires sont en réalité, d’après leur titre original, des Sermōnēs — c’est-à-dire, bien qu’écrits en hexamètres dactyliques, des conversations enjouées et légères : le moraliste évoque le quotidien des Romains avec une réjouissante familiarité.

Nous livrons ici la première de ces satires, qui évoque d’une façon extrêmement vive, dans un style aussi mordant que séduisant, l’éternel mécontentement des hommes, qui trouvent que l’herbe est toujours plus verte dans le champ des voisins, à commencer par celui de l’avare.

Notre texte est macronisé et ponctué de la façon la plus suggestive possible, afin d’en rendre la lecture aussi naturelle que possible : le caractère presque sautillant de l’hexamètre d’Horace devrait être sensible, même aux latinistes les moins ferrés en versification.

Les difficultés liées à la langue ou au contexte culturel sont éclairées par une annotation choisie ; les mots absents des Mots Latins de Fernand Martin sont donnés, de sorte qu’on pourra se passer du Gaffiot et de ses chausses-trapes.

19 fév. 2016

Bellum Gallicum

696 ab urbe conditā — nous sommes en 58 avant J.-C. César, sous prétexte de la migration des Helvètes, part conquérir la Gaule. Le récit de cette conquête, quoique assez fidèle, est l’une des armes qui lui permettra de l’emporter sur Pompée et de prétendre au pouvoir absolu. Le livre I du Bellum Gallicum, que nous livrons ici,raconte cette première année de campagne, où César règle le compte des Helvètes puis de l’arrogant Arioviste.

Notre édition, ponctuée de frais et macronisée, est pourvue de titulī de notre cru qui doivent en favoriser la lecture apertō librō. Indiqués en marge et récapitulés dans une table des matières (capita rērum), appuyés sur une riche et éclairante annotation historique et contextuelle, ils aident à se frayer un chemin aux côtés de César dans la Gaule du Ier siècle avant J.-C.

L’annotation linguistique débrouille les quelques constructions difficiles : le style de César, comme celui de Cicéron, est, par essence, le style classique décrit par les grammaires ; surtout, la ponctuation et la notation des longues, qui permet de mieux distinguer nombre de formes, éclaircissent la lecture en facilitant l’analyse. On a cependant veillé à ce que les rares mots absents des Mots Latins de Fernand Martin soient traduits, de sorte qu’on pourra lire ce livre en évitant de se perdre dans le Gaffiot.

08 fév. 2016

Histoire du français : du latin classique au latin mérovingien

Comme mes étudiants en sciences du langage me demandent d'avoir accès au plan du cours que je leur prodigue sur l'histoire du français et que, malgré son caractère schématique, il pourrait intéresser d'autres, en voici l'état actuel, pour l'époque où le français était encore du latin, où la Gaule était encore romaine :

Fichier actualisé le 14 mars 2016:

Une fiche d'exercices :

24 janv. 2016

Fiches de grammaire latine (2)

Dans la série des modes nominaux du verbe, voici la fiche de révision sur le participe :

04 janv. 2016

Fiches de grammaire latine (1)

Pour une fois, nous ne commencerons pas par le commencement, mais par la partie la plus difficile de la grammaire : l'analyse logique. Trois parties dans l'analyse logique : les modes nominaux du verbe, les subordonnées à un mode personnel, et les difficultés de construction. Pour les modes nominaux, commençons par l'infinitif, que nous étudions ici à la fois pour sa syntaxe et pour sa morphologie :

02 janv. 2016

Virgile et Du Bellay

Quand Du Bellay traduit Virgile...

01 janv. 2016

Les prépositions latines

Afin de structurer un peu la connaissance des prépositions latines, au delà d'une simple liste, un essai de lier syntaxe et sémantique (même si la partie iconique de la fiche est assez laide, et mériterait d'être dessinée) :

27 déc. 2015

Fiches de vocabulaire latin

Nous inaugurons ici une collection de fiches de vocabulaire, avec une fiche sur sum organisées selon notre goût des nombres, et pour la commodité de la mémorisation, en trois parties et trois sous-parties.

La partie étymologique donne d'abord la racine indo-européenne (en l'espèce les deux racines, puisque sum conjugue, au sens propre, deux signifiants indo-européens différents). Je note -e- pour e/o/ø, et les consonnes aspirées par un -h- en exposant. Les exemples tirés des langues indo-européennes, cousines du latin, sont pris dans les langues qu'on étudie en France (anglais, allemand et russe). Ils permettent de voir que la racine supposée en proto-indoeuropéen constitue une sorte de point commun entre ces langues. On voit ici par exemple que la bilabiale sonore aspirée [bh] est liée au [b] de будет, de be, au [w] (bilabiale sonore spirante) de was, au -ph- de ἔφῡν, aux labiodentales [v/f] de war et de fuī.

Les exemples tirés des langues romanes sont eux aussi tirés de celles qui sont souvent étudiées dans l'enseignement secondaire français — je ne suis toutefois pas encore en mesure de donner les descendants catalans et occitans. D'autre part, l'organisation des parties concernant la morphologie lexicale (la famille de mots latins) et la sémantique est largement dépendante du mot étudié.

Après le verbe intransitif par excellence, sum, voici celui que nous avons considéré comme le prototype des verbes transitifs :

Voici le troisième verbe, prototype des verbes se construisant avec l'infinitif : possum. On remarquera peut-être dans cette fiche l'intérêt de lier syntaxe et sémantique, lien qui constitue l'un des nœuds de notre conception de la grammaire.

Ensuite, nous envisageons une série de trois fiches sur les noms latins, en commençant par l'âme, si difficile à définir :

Profitons-en pour indiquer les ouvrages que nous utilisons pour ces fiches :

  1. Alfred Ernout et Antoine Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine — histoire des mots.
  2. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque — histoire des mots.
  3. Félix Gaffiot, Dictionnaire latin-français.
  4. Antoine Meillet et Joseph Vendryes, Traité de grammaire comparée des langues classiques.
  5. Andrew Sihler, New comparative latin and greek grammar.
  6. Morisset, Gason, Thomas, Baudiffier, Précis de grammaire des lettres latines.
  7. Alfred Ernout et François Thomas, Syntaxe latine.
  8. Linguistics research center of the University of Austin in Texas, http://www.utexas.edu/cola/centers/lrc/, et en particulier le lexique indo-européen basé sur le livre de Julius Pokorny, Indogermanisches etymologisches Wörterbuch.

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